vendredi 7 novembre 2014

Musiques d'Aquarium


Salut tout le monde.

Bon, plein de choses à dire. En ce moment je n'ai plus trop de temps et ça ne va pas aller en s'arrangeant. Je peux même vous annoncer la fermeture imminente de ce blog.

Hop hop hop hop hop ne partez pas tout de suite, ce n'est pas encore encore fini. Déjà, j'ai interrompu, il y a trois semaines, l'écriture d'un post de légende qui devrait arriver juste après le post de mes disques de vacances et puis il y aura un post de redirection vers funkyrocky.com, qui finalement est mon vrai chez moi, que j'ai quitté il y a trois ans et que je retrouverai intégralement de retour au pays.

Bref, mes trois années dans le pacifique n'auront pas été trop mauvaises et s'il y avait une chance à saisir, j'ai choisi l'option changement d'aquarium. Il faut dire que je sors d'une vingtaine d'année d'enfumage intense de ma chambre ou du chez moi, où l'air n'était bon qu'aromatisé aux vapeurs de tetracannabinol et vibrant au son de Pink Floyd. Alors ici, je vous le dis tout de suite, il n'y a pas de branlette sur la lampe pour penser que le génie est  soi Syd Barrett soi Roger Waters soi David Gilmour. Je me réfèrerais plutôt à Nick Mason, qui affirme dans l'interview du film à Pompeï, que le groupe vaut plus que la somme des différentes individualités. Et ce n'est pas,feu, Richard Wright qui dira le contraire.



Chacun son avis, pour moi le Floyd, c'est toujours la grande classe. Il se peut que ma période de prédilection gravite autour de 1970, on peut aussi faire un petit saut autour de 1976. La seule chose de sûre, c'est que chaque album d'avant 1980 a déjà été mon disque préféré.

Si on écoute certains snobinards, on croit entendre que tel ou tel disque a vieilli, que seul tel ou tel autre garde un intérêt relatif à cette personne. Pour ça, j'ai ma réponse toute faite:
- P'tit gars, c'est toi qui vieilli, et à chaque fois que tu sors une ineptie pareille, ta jeunesse, elle se barre loin, loin, loin

Malheureusement, votre daddy favori ne rajeunit pas non plus, et il est vrai que plus ça va, moins il écoute les Pink Floyd. La bonne nouvelle étant bien sûr que j'écoute plein d'autres choses.

Revenons dans le pacifique et ses petits poissons, maintenant que j'ai saisi l'opportunité de quitter mon aquarium de fumée et les habitudes qui vont avec. Depuis, j'ai eu l'occasion de visiter plusieurs sortes d'aquarium qui sont remplis d'eau. Le petit à coté de chez moi, le grand loin de chez moi et puis quelques aquariums naturels dans lesquels on peut patauger, faire le snorkies où même plonger.

Entre le monde du silence, l'amas de touristes tout droit sorti de Wall E, le raffut des mômes qui n'ont que cette promenade un jour de pluie ou les nappes de synthés qui font plus peur que le grand requin blanc, on se dit qu'il manque quelque chose. Ce quelque chose, Pink Floyd l'a fait. La musique d'aquarium.





Pink Floyd - The Endless River - 2014



Ben oui, eux aussi ont vieilli, eux aussi ont grave scotché sur Shine On Your Crazy Diamonds, eux aussi ont perdu l'envie d'utiliser les dissonances pour mettre en valeur les harmonies. Mais la chose perdue la plus importante est la notion de groupe, celle qui multiplie le talent au lieu de l'additionner.
D'abord Gilmour a complètement saisi le truc en tournant sur son seul nom, pouvant ainsi se débarrasser de l'attente suscitée par le tampon PF et des passages obligatoires en utilisant cette entité.

Si ça a l'air insultant de qualifier ce dernier disque de musique d'aquarium, il ne faut pas s'y fier. Je parle de bonne musique d'aquarium, celle qui nous fait ressentir le calme des profondeur, celle qui nous fait savoir que ça se déchaine à la surface pendant qu'on reste à l'aise Blaise à la recherche des poisson clown, celle qui cherche un peu d'émotion au près d'un petit requin inoffensif, le tout sans perturber le chant des baleines. La meilleure touche de bon goût étant l'absence de paroles avant la 18ème chanson. Néanmoins, si on connait bien le groupe, on décèle rapidement un grand manque d'originalité avec des réminiscences de leur passé glorieux qui jalonne le disque de bout en bout.


dimanche 14 septembre 2014

Unplugged ou comment obtenir des bruits magiques

Positive Vibraphone n°2

 

 

Pffffffffuit. Que ce fut compliqué de trouver une suite pour ce thème dédié aux vibraphones. Cette difficulté est en partie due aux commentaires pour ce qui est encore mon plus gros succès en nombre d'intervenants. Comme je suis seulement réactif, il me fallait un ressort pour rebondir et mon interprétation de ces commentaires a annihilé toute idée originale, sauf une qui a attendu son heure.

Cette heure est venue cette semaine avec la suppression décidée en haut lieu du "Club des Mangeurs de Disques" de Jimmy Jimi mon plus fidèle commentateur et quasiment parrain de ce blog.
Jimmy, qui avait remarqué, lors de mon post sur Dave Pike, que j'avais su trouvé un joueur de vibraphone qui ne comportait pas de "on" dans son nom, à l'image de Hampton, Jackson, Hutcherson et consort. C'est vrai qu'il y a là les trois quarts des plus fameux joueurs. Ce qui m'imposait le choix avec ou sans "on" pour le prochain numéro.

J'ai alors décidé de faire comme "Google Big Brother DMCA et autres" et j'ai appuyé sur le bouton off... du vibraphone et c'est ainsi que j'obtiens des bruits magiques venu d'un instrument en bois, le balafon. A savoir l’ancêtre africain du vibraphone.






On est d'accord, les disques de percussions africaines sont réservés à des initiés dont je ne fais surtout pas partie. Si ces percussions me sont très agréables derrière une "mélodie", j'ai du mal à être sensible à la transe provoqué par un ensemble polyrythmique pure. C'est ainsi que le balafon intervient, il peut ajouter cette mélodie tout en faisant partie intégrante de cet ensemble. Je dirais même plus, il permet une recherche sonore tantôt rythmique tantôt mélodique nous approchant de cette transe qui inspirera tous les joueurs de vibraphone et bon nombre de leurs expérimentations du début 70's.

C'est donc en Afrique que ce post commence avec une production bien blédarde qui prend Shazam à défaut.




Artiste Inconnu, Album sans titre, sans âge.





Pas de pochette non plus



  1. Track 01
  2. Track 02
  3. Track 03
  4. Track 04
  5. Track 05
  6. Track 06
  7. Track 07
  8. Track 08
  9. Track 09
  10. Track 10
  11. Track 11



S'il y a deux choses que je déteste en ce bas monde, c'est bien les voitures garées sur les trottoirs et les gens qui ne remplissent pas les tags lors de leurs importations de CD. Mais bon, il ne faut pas se méprendre, derrière cette présentation des plus pourraves se cache un disque merveilleux de musique de Griots malien à base de percussions. La percussion dominante étant, vous l'avez compris, le balafon. Si l'aspect n'est pas séduisant, je le publie sans scrupules:
  • Car j'adore ce disque
  • Le coté Anonymous actuel, un blog ami étant supprimé, je reste discret aux yeux d'Universal
  • Si vous avez la possibilité de savoir quel est ce disque, je désire vraiment en savoir plus.
Plus besoin d'acide ou autres stupéfiants pour dépasser votre plafond, cette musique vous renvoie dans le ventre de votre mère où chacun de ses mouvements est un bercement merveilleux, où le réconfort est perpétuel, où l'amour est la base de tout.

Depuis pas mal de temps, j'essaie de le rechercher avec le peu d'infos en ma possession (un répertoire nommé Compagnie Malienne) et le moins que je puisse dire c'est que je n'ai rien trouvé d'aussi bien dans ce genre, à part peut-être.



Kélétigui Diabaté - Sandiya - 2004

 

 




  1. Djandjo
  2. Kamadia
  3. Séné
  4. Djarabi
  5. Koulandian
  6. Fosson
  7. Mankaira
  8. Nanga Mady
  9. Sambakoro
  10. Sandiya
  11. Sontaoula
  12. Souma
  13. Yafa
  14. Soundjata
  15. Summertime @ Bamako

Voici le balafon master, Kélétigui Diabaté, si ça se trouve, le disque précédent est de lui. Si l'approche est beaucoup moins percussive. Il y a de belles  sonorités et des beaux moments dans lesquels notre esprit peut s'évader dans de nouvelles contrées.

C'est malheureux à dire, mais de nouvelles contrées, c'est bien là que beaucoup d'africains ont été déplacés dans notre histoire commune. Loin d'être bêtes, ils ont emmenés leurs traditions et leurs tambours et, s'ils ont mis de coté les balafons,  ont créé des musiques qui font danser la planète entière.

Count Ossie & The Mystic Revelation of Rastafari - Grounation 1973




CD 1
  1. Bongo Man  
  2. Narration  
  3. Malorat (Passin' Thru)
  4. Poem 
  5. Four Hundred Years 
  6. Poem 
  7. Song     
  8. Lumba 
  9. Four Hundred Years 
CD 2
  1. Ethiopian Serenade  
  2. Oh Carolina  
  3. So Long  
  4. Grounation

Mis à part les percussions, ce disque a "le merveilleux" en commun avec le premier album du post. Pour les rastas, plus "roots" que Count Ossie, tu meurs, et pour cause. Count Ossie, qui a un nom à la mode des chanteurs de Mento et Calypso des années 50, est l'initiateur de la musique pour rasta, le Nyabinghi. Basé sur un ensemble polyrythmique et des chants / poêmes à teneur en propos sociaux et spirituels, s'ajoute ici des cuivres à tendance jazz menés tambours battant par Cédric Brooks, musicien érudit qu'on a déjà croisé tantôt dans ces pages. Comme chacun peut le constater, on n'a pas affaire à des requins de studio mais à des musiciens conscients de faire un "documentaire" sonore dans le but d'imprimer une trace de cette musique qui a commencé à exister quasiment 20 ans avant d'être enregistrée. Musique qui sera avec le Mento, le R&B, le Ska et la Soul à l'origine du Rocksteady et bien sûr du Reggae





Various Artists - Fania Records 1964/1980





CD 1

01. Dakar, Punto Final - Johnny Pacheco
02. La Juventud - Orchestra Harlow
03. Subway Joe - Joe Bataan
04. Mercy Mercy Baby - Ray Barretto
05. Bobby Valentin - Use It Before You Lose It
06. Willie Colón - The Hustler
07. Joe Bataan - Mambo De Bataan
08. Roberto Roena Y Su Apollo Sound - Consolación
09. Ismael Miranda Con Orchestra Harlow - Abran Paso
10. Bobby Cruz - Sonido Bestial
11. Willie Colón - Che Che Colé
12. Cheo Feliciano - Anacaona
13. Fania All Stars - Quitate Tú (Live At The Cheetah)
14. Justo Betancourt - Pa' Bravo Yo
15. Ismael Miranda - Asi Se Compone Un Son


CD 2


01. Indestructible - Ray Barretto
02. Calle Luna Calle Sol - Willie Colón
03. Que Se Sepa - Roberto Roena
04. Coco Seco - Bobby Valentin
05. Quimbara - Celia Cruz
06. Pa'lante Otra Vez - Tommy Olivencia
07. Mi Gente - Hector Lavoe
08. O Mi Shangó - Mongo Santamaria
09. Bomba Carambomba - Sonora Poncena
10. Pablo Pueblo - Rubén Blades
11. El Cantante - Hector Lavoe
12. Pedro Navaja - Rubén Blades
13. Sonaremos El Tambó - Celia Cruz
14. Cuando Despiertes - Celia Cruz


Fania Records est un label de Salsa qui regroupe une communauté internationale d'artistes aux racines latines présents aux US pour différentes raisons, qu'ils soient natif, exilés, émigrés et même simplement installés. Si ça ne se voit pas sur cette pochette, la plupart de ces latinos ont le teint clair, particulièrement les percussionnistes. Même si la manière de jouer ces percus est traditionnellement africaine, voici une des plus belles évolutions de ce savoir faire. Fini les belles histoires du village, fini la complainte du travailleurs éreinté seul ce week-end, fini les messages sociaux et spirituels maintenant on danse et tout le monde a intérêt de danser. Ces mains ne vont pas se priver de s'agiter  pour caresser ces peaux afin de soutenir une rythmique chaleureuse et généreuse qui fera bouger votre popotin sans que vous ne vous en rendiez compte.

J'ai failli m'arrêter là, mais bon, ce post serait incomplet sans les Conga Kings. Si ce post initialement réservé au vibraphone a donné une large place aux percussions, c'est bien pour tenter de montrer que la recherche de sonorité dans les percussions, pourtant destinées à la rythmique, donne un aspect quasi mélodique de l'ensemble. Et c'est bien sur ce terrain que s'aventurent les plus talentueux vibraphonistes.

The Conga Kings - The Conga Kings 2000

 

 

 




01 - Tumbando Caña
02 - Elube Chango
03 - Guaguancó Pa' Las Tumbadoras
04 - Nagüe
05 - Avísale A Mi Contrario
06 - Tuna Se Quemó
07 - Descarga De Los Reyes
08 - Duet I: Temporal
09 - Duet II
10 - Duet III
11 - Conga Kings Grand Finale

Voici une pochette comme je les aime, qui ne ment pas sur la musique que vous allez entendre, et là, la musique est aussi simple et humble que le visuel le prétend. Du coup je vais la faire simple moi aussi. Si ce post vous a plut, autant aller jusqu'au bout, sinon passer votre chemin il y a tant de choses à découvrir...

Les bruits magiques, le nouveau site de Jimmy Jimi
 
Taper sur les doigts ou sur les peaux provoque les bruits magiques

jeudi 4 septembre 2014

Le Dernier Pirate des Caraïbes





Et ouais, pas de daddy dans le titre aujourd'hui, et d'ailleurs, pas de mômes non plus, ni leurs films de Disney, voire pas de monde de Disney du tout. On retourne en Jamaïque pour discuter de reggae et en écouter.

Derrière l'écran de fumée qui perturbe nos perceptions sur le Reggae, il y a des déplacements massifs de populations africaines, des massacres et colonisations de peuples caribéens, des histoires d'esclavages et de terres commercées entre pays d'Europe. Tout ça pour permettre l'essor de ce vieux continent ainsi que celui américain, ce qui nous a permis, à nous européens, d'avoir une certaine éducation et culture de masse, et ainsi prendre de haut, tous ces évènements en les attribuant au passé, à l'histoire.

Même si cet occident a connu ses traumatismes, il s'est quand même permis d'avoir une génération de contre-culture dans laquelle les afro-américains ont trouvé la place d'affirmer leur black culture. Et s'il y en a un qui n'avait pas ses oreilles dans ses poches à cette époque, c'est bien Peter Tosh. 

Déjà sur le plan musical, si le R&B américain a eu une énorme influence sur la musique jamaïcaine et notamment sur le ska, il est clair que Peter Tosh est resté connecté sur ces deux lettres quand les premiers balbutiements du reggae se frottaient au tempo de la Soul. Par contre s'il a bien reçu un message de James Brown, c'est bien "Say It Loud, I'm Black & Proud" et "Talkin Loud & Sayin nothing".




Say it Loud, I'm Black & Proud

Après Rosa Parks, Martin Luther King et Malcom X, toute la communauté afro américaine revendique sa place dans la société américaine avec des droits égaux aux blancs. Il existait même une certaine pression sur les artistes majeurs "noirs" pour qu'ils participent à ce courant. D'une part, exercées par des courants radicaux comme les Black Panthers qui exigeaient une implication de chacun et d'autre part exercée par les maisons de disques qui n'ont pas oublié de repérer le bon filon commercial.

Bien sûr, si les jamaïcains entendaient le R&B et la Soul à la radio et utilisaient cette influence dans leur musique, ils ont aussi saisi les paroles et intégré le message. En même temps émerge le rastafari, un courant porté par une communauté qui s'inspire d'une "prophétie " amalgamée à un discours de Marcus Garvey et qui écoute du nyabinghi, un style de musique traditionnelle à base de percussion et de poèmes à thématiques sociales parlées, courant musical mené par Count Ossie.

C'est de la fusion de tous ces éléments que jaillira le reggae et sa spiritualité rasta dans sa forme la plus populaire. Bien entendu, on ne peut pas aborder ce sujet sans éviter "Bob Marley et ses Wailers". Rien que dans cette appellation, le ver est déjà dans la pomme car seule l'expression"les Wailers" a de la valeur.

Si Bob a quelque chose de spécial, le talent n'est surtout pas absent des autres Wailers. Je ne connais pas suffisamment Bunny Livingstone pour affirmer des choses par écrit, par contre ses chants en contrepoint à la voix de Marley manqueront pour toujours après son départ. Mais tout ce charme en chanson ne serait rien, tout cet engouement planétaire pour le rastafari n’existerait pas sans la puissance de Peter Tosh. Car c'est lui l'âme des Wailers, c'est lui la culture musicale, et bien sûr lui le révolutionnaire qui crachera le premier dans nos gueules de petits blancs toutes nos vérités tellement bien alambiquées dans les poésies de Bob. Si la Jamaïque est un bateau pirate, le reggae l'équipage, les Wailers le canon, Peter est la mèche qui appellera "Catch a Fire" et "Burnin".



 Après l'essence à Zippo de Jimi (voir post précédent), voici le briquet

Talkin Loud & Sayin Nothing

A partir de là, c'est l'explosion. Tous les ghettos de Kingston se ruent dans les studios de musique, l'exode rurale fait sortir les derniers mecs qui ont une guitare des campagnes et chacun a sa diatribe à sortir. On entre dans les 70's et l'Ethiopie n'a jamais été si peu "loin du cœur et loin des yeux" de la Jamaïque. Pas un n'oublie de promouvoir le retour aux racines mais on sait plus si on parle des racines ancestrales ou des racines de pieds de Ganja, et tout le monde crève la dalle, 10 ans avant la grande famine éthiopienne. Bref, à peine 15 ans après l'indépendance de la Jamaïque, le pays est au bord de la guerre civile et les deux partis politiques en opposition  ont l'idée d'organiser un grand concert de reggae pour apaiser l'ambiance, avec en vedette Bob Marley qui doit quitter pour l'occasion son train train Paris, Londres, New York et Peter Tosh qu'il faut sortir du beau milieu d'un champs de ganja aux herbes plus hautes que lui.

Jusqu'ici, bon nombre de rasta s'époumone à sortir sa version du rastafari mais le poisson est déjà noyé et personne n'entend rien à part que la weed c'est génial (et c'est vrai).



Live @ the One Love Peace Concert - Bootleg 1978

  1. Igziabeher (Let Jah Be Praised)
  2. 400 Years     
  3. Stepping Razor
  4. Speech 
  5. Burial/Speech   
  6. Equal Rights
  7. Speech   
  8. Legalize It/Get up Stand Up

Avant que Bob monte sur scène, qu'il commence ses oye yo yo et ses hey ye ye, qu'il fasse sa petite médiation entre les deux leaders politiques, entre en scène Peter Tosh. Le moins qu'on puisse dire est qu'il a sapé toute cette mascarade en déclarant tout ce qu'il a sur la patate. En clair, fuck la société occidentale, son petit metro, boulot, dodo, pinard, télé, J.T.. Nous les noirs on est des esclaves mais on le sait mais les petits occidentaux en sont aussi mais ils ne le savent pas. Que les dirigeants de la Jamaïque sont des esclaves des dirigeants des grandes nations et que tout ce monde forme un sacré paquet de connards de tout horizons à décider que lui, Peter Tosh, n'a pas le droit de se fumer un bon gros spliff. C'est vrai quoi,  des gens ont déportés ses ancêtres dans le trou du cul du monde pour trimer pour que madame et monsieur le duc puisse mettre un peu de sucre dans leur thé mal infusé, en quatre cents ans, ces gros nazes leurs ont retiré tous leurs droits jusqu'à celui de faire de la musique et maintenant qu'il est là, à coté de ces champs d'herbes aux multiples vertus, on vient lui dire de ne pas y toucher, c'est un peu fort de café, isn't it? Alors tout ça il peut très bien l'exprimer en musique et il le fait mieux qu'il ne l'a jamais fait et qu'il ne le fera jamais mais notre ami est assez pointilleux sur ces sujets et c'est ainsi qu'il ne va pas se gêner de stopper la moitié de ses chansons, à faire de jolis speechs, pour s'assurer que chacun à bien compris que la paix, on ne la trouvera qu'au cimetière et qu'il y a plein d'autres choses à obtenir pour un monde plus juste.


Toutes ces idées ne sont pas sorties par hasard. Cela faisait un petit bout de temps qu'il y cogitait. Allons donc voir ses premiers enregistrements, pour avoir un aperçu de son discours 10-15 ans plus tôt.





Arise Black Man - Compilation 1967/71 

  1. Brand New Second Hand 
  2. Maga Dog
  3. Skanky Dog 
  4. Boney Dog
  5. Maingy Dog
  6. Fat Dog 
  7. The Crimson Pirate 
  8. Rightful Ruler 
  9. Moon Dust 
  10. 400 Years
  11. Ambitious Beggar 
  12. Memphis 
  13. Rudie's Medley 
  14. The Return of Alcapone 
  15. Them a Fe Get a Beaten R
  16. Reuben
  17. Stop the Train 
  18. Sun Valley 
  19. Nobody's Business
  20. Selassie Serenade 
  21. Downpresser 
  22. Pepper Sead
  23. Arise Black Man 
  24. Romper Room 
  25. Brand New Second Hand (Tosh) 3:58
     
Superbe compilation qui retrace en partie les années Studio One pendant des périodes où les Wailers étaient séparés quand Bob était aux States ou Bunny en prison. La suite de titre en "Dog" montre très bien comment le ska s'est transformé en reggae. Rien que pour ça vous ne pouvez pas passer votre chemin.




The Toughest 1965/71


  1. Hoot Nanny Hoot
  2. Maga Dog
  3. Amen
  4. Jumbie Jamboree
  5. Shame & Scandal
  6. Sinner Man
  7. Rasta Shook Them Up
  8. The Toughest
  9. Don't Look Back
  10. When the Well Runs Dry
  11. Making Love
  12. Can't You See
  13. Treat Me Good
  14. Rightful Ruler
  15. 400 Years
  16. No Sympathy
  17. Secondhand (A.K.A. Brand New Secondhand) [Version 1]
  18. Secondhand (A.K.A. Brand New Secondhand) [Version 2]
  19. Downpresser.mp3
  20. Fire Fire (Bonus gigolo) 


Encore une petite compile de derrière les fagots même si vous connaissez déjà pas mal de titres. Plus ça va et plus on creuse et plus les racines de Peter Tosh se révèlent. Des classiques R&B américains et jamaïcains et bien sûr quelque ska. A repérer, Sinner Man qui deviendra Downpresser pour enfin devenir Downpressor Man sur Equal Right (Une de ses meilleures chansons). Par contre, le son est le point faible. Si j'ai réussi à sauver la plupart des titres, certains me semblent introuvables en meilleure qualité que du 128 kbps. Ce qui ne retirera rien au charme de ces trésors qui gagneront même à être écoutées sur des enceintes pourraves.
Finissons avec un autre trio, avec un petit bœuf amusant entre Peter, Bob et Rita (Marley) qui n'est pas sur la compile mais qui rentre dans le fichier .rar, alors je l'ai mis.

Now you see the light, you got to stand up for your right




lundi 18 août 2014

Daddy Shankar ou l'Indian à (Norah) Jones du Ragga



Ca y est, ça commence à prendre forme ici. Pour un blog qui se veut musical, on commence à incruster de plus en plus de films. Ce coup ci, on y va pas pour rigoler, direction Monterey Pop Festival 1967.



Tous ceux qui s'intéressent un minimum à la musique de cette époque ont déjà vu des images du film documentaire relatant ce festival avec toutes ces étoiles pas encore complètement incrustées dans notre ciel. Dans ma collection de films, il fait office de premier épisode d'une trilogie narrant la fin des années soixante avec Woodstock et Gimme Shelter. Si les deux derniers épisodes sont plus graves, celui ci est le plus ensoleillé, le plus porteur d'espoir, et pourtant rien à voir avec cette bande de branleurs qui fument des joints et jouent au baby foot en se laissant pousser les cheveux. 
Je m'explique: Moi quand je regarde un film comme ça, plus de bébé, plus de maman, démerdez vous, moi, je remue avec Otis, je pleure avec Janis, je m'amuse des pitreries de Keith  jusqu'à ce qu'il envoie valser ses fûts, que Pete prenne la relève en cartonnant sa guitare devant le regard médusé des organisateurs.




Ok, point pour eux.

Après il y a qui? Jimmy What? Bon, guitare dans le dos, guitare au pied, guitare avec les dents, guitare avec les cheveux, guitare avec le zgueg. Ok,ok,ok,ok,ok, Jimmi Hendricks. T'as du feu steuplé? Heu, l'essence de ton briquet plutôt. Guitare qui brûle. Ahhh, Hendrix avec un X. Ok,ok,ok, cette lettre va faire fureur dans les 70's




Jeu set et match Jimi Hendrix.

Jusqu'ici, on est dans notre monde en devenir, la surenchère sur scène nous laisse deviner les tergiversations en coulisse: C'est moi le premier, mon nom en haut, en gras sur l'affiche, je passe en dernier, non pas lui avant ou après moi. Mais c'est sans compter l'intelligence du réalisateur, D.A. Pennebaker qui ne montera jamais les images dans l'ordre et donnera la vedette au plus bel artiste du festival, Ravi Shankar. Un morceau de 20 minutes à la fin du film donnant du temps pour visiter les lieux, montrer les gens présents et mettre en avant progressivement la fascination de ce monde pour cette musique étrange et étrangère qui finalement agit sur les même stimulus que n'importe qu'elle bonne musique de chez nous. Oh puis tiens! Un nouveaux stimulus, je ne le connaissais pas celui là! Oh puis tiens! Encore un autre! Pof Pof Pof, plein d'autres comme ça. Plus question de chercher du travail, on pédale dans les nuages au milieu des petits lapins, ahhhhhhh, trop cool.
Ca y est, plein de petits mouvements de doigts et de mains pour trois humains et un  pas de géant pour l'occident qui découvre l'existence d'un des plus grands et plus peuplés des pays du monde. Est ce utile de raconter la suite, Georges Harrison, Katmandou, Patrick Swayze etc... 
Bref, l'ovation est totale, le public, les stars, les organisateurs,tout le monde est submergé par une nouvelle notion "peace & love mon frère". Si ce n'est pas Ravi qui a inventé le concept, il l'a entériné et nous a montré, par son humilité, sa discrétion, sa sagesse et le nombre d'enfants faits, comment l'aborder.





Grand Chelem pour Ravi Shankar

Je ne connais pas toute sa discographie mais je m'en fous de m'avancer en disant que cette performance est exceptionnelle.

Pour le reste, si vous voulez en savoir plus, vous pouvez allez voir wikipédia, allmusic.com les commentaires sur amazon, le site RaviShankar.com et autres, je sais pas grand chose de plus et vous faire du copier coller ne m'intéresse pas. Vous apprendrez même un truc avec John C.

The Essential Ravi Coltrane







Un panorama sympa qui débute dans les années 50 jusqu'à  1990 date de sa collaboration avec Phillip Glass. Quarante ans de ragga et c'est plus léger qu'un muffin'.

CD 1
  1. An Introduction To Indian Music
  2. Dadra
  3. Kafi-Holi (Spring Festival Of Colors)
  4. Raga Des
  5. Raga Palas Kafi (Excerpt)
  6. Sitar Todi
  7. Dhun: Fast Teental (Excerpt)
CD 2
  1. Swara-Kakali
  2. Discovery Of India
  3. Vandanaa Trayee
  4. Village Dance
  5. Raga Minature
  6. Sandhya Raga
  7. Memory Of Uday
  8. Shanti Mantra
  9. Ragas In Minor Scale
  10. Chappaqua
  11. Friar Park
  12. Vaishnava Janato / Raghupati Taja Ram
  13. Offering

 Inside The Kremlin 1988


  1. Prarambh
  2. Shanti-Mantra
  3. Three Raggas In"D" Minor
  4. Tarana
  5. Andyha Raga
  6. Bahu-Rang
  7. Shanti Mantra
Un des dernier albums de Ravi et pourtant ça sonne comme les premiers.

Pour le film de Monterey, je peux le partager, mais seulement si ça intéresse quelqu'un. Pour ma part, le partage du film des Temptations est un bide complet avec 0 download et 1 commentaire d'encouragement de Jimmy Jimi que je remercie encore. Ainsi on pourra s'entendre sur la taille désirée car il faut savoir que ça me troue le pantalon de livrer un film musical de 700 MO avec une bande son en 128 k

La coquille est trop belle pour être effacée.

samedi 26 juillet 2014

Il est Deezer, Daddy s'éveille 

et il y a du fromage au p'tit dej




Voici un nouveau joujou, encore à l'essai. il s'agit d'un player audio qui devrait marcher en simultanée chez votre gigolo préféré ainsi que dans sa garconnière enfin dévoilée funkyrocky.com
Ce site, longtemps resté à l'abandon qui viens de subir un ravalement financé par mes primes de gigolo, permet de nouvelles fonctionnalités telles que l'audio et la vidéo.

Pour le fromage, il est vrai que je prépare mon retour en France dans les prochains mois et que mon île n'étant pas la Corse, j'ai aucunes leçon à vous donner, surtout au bout de 3 années de Kiri  sauf que...   à l'autre bout de la planète, j'ai réussi à reconstituer une cassette qui a usé bon nombre d'auto-radio à l'époque. Ma cassette copiée avec seulement écrit Acid Jazz Big Cheese, pas un seul titre, pas un seul nom d'artiste et rien de connu, le mystère le plus complet.

Après quelques recherches, j'ai réussi à déterminer que Big Cheese Record, un label assez connu dans les 90's avait édité une compilation "The Meltdown" pour financer leurs propres productions.











Super, mais le CD est out of print. Alors, quoi faire? Et bien, après avoir retrouver quelques titres sur d'autres compiles, je me suis motivé à rechercher la suite en recherchant les albums, en trouvant des titres sur iTunes ou sur soundcloud. "Aide toi et le ciel t'aidera" dit la maxime. Et bien qu'est ce que je trouve l'autre jour en téléchargement?  "The best of Acid Jazz", le terme acid jazz est un peu galvaudé mais quelques noms du jazz, notamment Eddie Jefferson déjà connu au bataillon m'ont tout de suite mis la puce à l'oreille.

Finalement, ce n'est ni "The Meltdown" ni "The best of Acid Jazz" mais bien ma cassette Acid Jazz Big Cheese que je vous propose à écouter en live chez votre daddy funkyrocky. La seule différence étant la chanson de Shawn Phillips qui était amputée de 5 ' chez Big Cheese que je propose en version complète.


Acid Jazz Big Cheese


01.Frank Strazzeri - Cloudburst
02.Dave Pike - Secret Mistery Of Hench *
03.Larry Ridley - Well You Needn't
04.Gene Russell - Get Down
05.Jeremy Steig  - Goose Bumps *
06.Clifford Coulter - VJC
07.Charles Williams - Booger Bear
08.Shawn Phillips - I Don't Want to Leave You, I Just Came to Say Good-Bye
09.Pucho - Got Myself A Good Man
10.Idris Muhammad - Super Bad
11.Melvin Sparks - Who's Gonna Take The Weight
12.Sonny Philips - Sure 'nuff, Sure 'nuff
13.Bernard Purdie - Cold Sweat
14.Eddie Jefferson - Psychedelic Sally
15.Houston Person - Soul Dance

* Rip soundcloud 128 kbps

 Dans l'ordre de la cassette

mardi 15 juillet 2014

Papa's Got A Brand New Barrage



Pour commencer, souvenons nous de ce film de John Boorman dans lequel une bande de citadins s'enfonce dans l'Amerique profonde afin de descendre une rivière en canoé avant la construction d'un barrage qui séparera définitivement la civilisation moderne de la campagne.
Avant que les ennuis arrivent et que l'aventure commence, il y a une scène magique dans laquelle un des citadins entame un duo guitare/banjo avec un autochtone.






Les personnages ici présents, ayant un monde de différence, partagent tous la même chose, le "folklore américain" personnalisé par la musique folk.

Quand on regarde bien, on peut attribuer au folk bon nombre de styles musicaux. Déjà la pop (qui est presque le même mot), le rock et ...   le blues, cette musique éternelle avec tout ce qui en découle, le jazz, le R&B le funk etc...

Bon, je retire ce que je viens de dire avant que vos cheveux touchent le plafond. Pour être plus précis, je pense que le blues, avant d'avoir ce nom pour le moins coloré, est avant tout un folklore faisant partie intégrante du folklore américain et s'il y a des nuances entre le folk d'un blanc, d'un noir ou même d'un indien, tous ces musiciens jouaient une seule et même musique que l'industrie separera en les nommant différemment.

Peut-être avez vous remarqué qu'il y de plus en plus de styles de musiques au fur et à mesure que cette industrie évolue. Mais bon, il y a des rythmes des années 50 de R&B que je n'arrive pas différencier d'un rock et vice versa, des chansons de soul ou d'acid jazz peuvent-être du funk puis du blues rock qui n'est ni l'un ni l'autre, puis il y a le country blues, puis le jazz rock puis le rap fusion, sans oublier la pop qui intègre tous ces courants musicaux à son bon vouloir. Même s'il est vrai que tous ces courants se différencient complètement à un moment, c'est pour mieux fusionner avec un autre courant par la suite. Si on compare à des cours d'eau, on a l'impression que ce méli mélo forme une irrigation hydraulique avec tout plein de barrages puis de canaux de liaison.

Dans l'imaginaire collectif, le folk est devenu une musique essentiellement acoustique mais ce n'en un qu'un dérivé. Avec tous ces courants, on a perdu de vue cette source d'inspiration qui a envahit le monde occidental. Une espèce de melting pot de musiques venue d'Europe, d'Asie et d'Afrique qui a fusionné un certain temps dans cette Amérique profonde avant de nous être recrachée sous toutes les formes possibles.

Dans tout ce fatras, pour remonter à cette source, il faut faire une sacrée odyssée. justement, il y a un Ulysse dans "O'Brother Where Art Thou?"  Un film dans lequel nombre d'influences narratives et musicales se mélangent, où un pauvre noir vaut un pauvre blanc et leur association vaut son pesant d'or. La B.O. est géniale, on y entend du blues, de la country, du gospel du cajun...
Du folk quoi!




Anthology of American Folk Music   1926-1933







Volume 1 - Ballads


01 Henry Lee - Dick Justice (1932)
02 Fatal Flower Garden - Nelstone's Hawaiians (1930)
03 The House Carpenter - Clarence Ashley (1930)
04 Drunkard's Special  - Coley Jones (1929)
05 Old Lady and the Devil -  Bill & Belle Reed (1928)
06 The Butcher's Boy - Buell Kazee (1928)
07 The Waggoner's Lad - Buell Kazee (1928)
08 King Kong Kitchie Kitchie Ki-Me-O -  Chubby Parker (1928)
09 Old Shoes and Leggins - Uncle Eck Dunford (1929)
10 Willie Moore - Burnett and Rutherford (1927)
11 A Lazy Farmer Boy - Buster Carter and Preston Young (1930)
12 Peg and Awl - The Carolina Tar Heels (1929)
13 Ommie Wise - G. B. Grayson (1929)
14 My Name Is John Johanna - Kelly Harrell (1927)
15 Bandit Cole Younger - Edward L. Crain (1930)
16 Charles Guiteau - Kelly Harrell (1927)
17 John Hardy Was a Desperate Little Man - The Carter Family (1930)
18 Gonna Die with My Hammer in My Hand - Wiliamson Brothers and Curry (1927)
19 Stackalee - Frank Hutchison (1927)
20 White House Blues - Charlie Poole w/ North Carolina Ramblers (1926)
21 Frankie - Mississippi John Hurt (1928)
22 When That Great Ship Went Down - William & Versey Smith (1927)
23 Engine 143 - The Carter Family (1927)
24 Kassie Jones - Furry Lewis (1928)
25 Down On Penny's Farm - The Bently Boys (1929)
26 Mississippi Boweavil Blues - Charlie Patton (1929)
27 Got the Farm Land Blues - The Carolina Tar Heels (1932)

Volume 2 -  Social music

01 Sail Away Lady - "Uncle Bunt" Stephens (1926)
02 The Wild Wagoner - Jilson Setters (1928)
03 Wake Up Jacob - Prince Albert Hunt's Texas Ramblers (1929)
04 La Danseuse - Delma Lachney and Blind Uncle Gaspard (1929)
05 Georgia Stomp - Andrew & Jim Baxter (1929)
06 Brilliancy Medley - Eck Robertson and Family (1930)
07 Indian War Whoop - Floyd Ming and his Pep-Steppers (1928)
08 Old Country Stomp - Henry Thomas (1928)
09 Old Dog Blue - Jim Jackson (1928)
10 Saut Crapaud - Columbus Fruge (1929)
11 Acadian One Step - Joseph Falcon (1929)
12 Home Sweet Home - The Breaux Freres (Clifford Breaux, Ophy Breaux, Amedee Breaux) (1933)
13 Newport Blues - Cincinnati Jug Band (1929)
14 Moonshiner's Dance Part One - Frank Cloutier and the Victoria Cafe Orchestra (1927)
15 Must Be Born Again - Rev. J. M. Gates (1927)
16 Oh Death Where Is Thy Sting - Rev. J. M. Gates (1927)
17 Rocky Road - Alabama Sacred Harp Singers (1928)
18 Present Joys - Alabama Sacred Harp Singers (1928)
19 This Song of Love - Middle Georgia Singing Convention No. 1 (1932)
20 Judgement - Sister Mary Nelson (1927)
21 He Got Better Things for You - Memphis Sanctified Singers (1929)
22 Since I Laid My Burden Down - Elders McIntorsh and Edwards' Sanctified Singers (1929)
23 John the Baptist - Moses Mason (1928)
24 Dry Bones - Bascom Lamar Lunsford (1929)
25 John the Revelator - Blind Willie Johnson (1930)
26 Little Moses - The Carter Family (1932)
27 Shine on Me - Ernest Phipps and His Holiness Singers (1930)
28 Fifty Miles of Elbow Room - Rev. F.W. McGee (1931)
29 I'm in the Battle Field for My Lord - Rev. D.C. Rice and His Sanctified Congregation (1929)

Volume 3 - Songs

01 The Coo Coo Bird - Clarence Ashley (1929)
02 East Virginia - Buell Kazee (1929)
03 Minglewood Blues - Cannon's Jug Stompers (1928)
04 Woke Up One Morning in May - Didier Hebert (1929)
05 James Alley Blues - Richard "Rabbit" Brown (1927)
06 Sugar Baby - Dock Boggs (1928)
07 I Wish I Was a Mole in the Ground - Bascom Lamar Lunsford (1928)
08 Mountaineer's Courtship - Ernest Stoneman and Hattie Stoneman (1926)
09 The Spanish Merchant's Daughter - The Stoneman Family (1930)
10 Bob Lee Junior Blues - The Memphis Jug Band (1927)
11 Single Girl, Married Girl - The Carter Family (1927)
12 Le vieux soûlard et sa femme - Cleoma Breaux and Joseph Falcon (1928)
13 Rabbit Foot Blues - Blind Lemon Jefferson (1927)
14 Expressman Blues - Sleepy John Estes and Yank Rachell (1930)
15 Poor Boy Blues - Ramblin' Thomas (1929)
16 Feather Bed - Cannon's Jug Stompers (1928)
17 Country Blues - Dock Boggs (1928)
18 99 Year Blues - Julius Daniels (1927)
19 Prison Cell Blues - Blind Lemon Jefferson (1928)
20 See That My Grave Is Kept Clean - Blind Lemon Jefferson (1928)
21 C'est si triste sans lui - Cleoma Breaux and Ophy Breaux w/ Joseph Falcon (1929)
22 Way Down the Old Plank Road - Uncle Dave Macon (1926)
23 Buddy Won't You Roll Down the Line - Uncle Dave Macon (1930)
24 Spike Driver Blues - Mississippi John Hurt (1928)
25 K.C. Moan - The Memphis Jug Band (1929)
26 Train on the Island - J.P. Nestor (1927)
27 The Lone Star Trail - Ken Maynard (1930)
28 Fishing Blues - Henry Thomas (1928)



Une compilation, éditée la première fois en 1952, de six CDs qui a le bon goût de ne pas séparer les genres, les provenances, les gens, les couleurs de peau etc... Le plus étonnant, c'est la modernité des chants, l'originalité de chaque chanson, de chaque interprète.  Bref, les vieux ont été jeunes avant nous. Le pire du meilleur étant que beaucoup de chanson sont connues grâce à leur reprises ou ce qu'elles ont inspiré à d'autres. Plus quelques chansons de "O'Brother" et d'autres qu'on entendra dans la série de films sur le blues "Scorcese Presents"



American Roots Music  1920 - 2000









CD 1: Country

01. Ricky Skaggs, Earl Scruggs, James Cotton, Marc & Ann Savoy - American Roots Music Theme
02. Jimmie Rodgers - Waiting For A Train
03. The Carter Family - Wildwood Flower
04. Uncle Dave Macon - Take Me Back To My Old Carolina Home
05. Roy Acuff - Wabash Cannonball
06. Gene Autry - That Silver Haired Daddy Of Mine
07. Bob Wills - Sitting On Top Of The World
08. Bill Monroe - Uncle Pen
09. Flatt And Scruggs - Salty Dog Blues
10. Merle Travis - Nine-Pound Hammer
11. Ernest Tubb - Walking The Floor Over You
12. Lefty Frizzell - If You've Got The Money, I've Got The Time
13. Hank Williams - Cold Cold Heart
14. Kitty Wells - It Wasn't God Who Made Honky Tonk Angels
15. Doc Watson - Black Mountain Rag
16. Earl Scruggs - Earl's Breakdown
17. Ralph Stanley - Little Maggie
18. Doyle Lawson And Quicksilver - Where Shades Of Love Lie Deep
19. Bela Fleck And The Flecktones - Stomping Grounds

CD 2: Blues

01. James Cotton - The King Biscuit Time Theme
02. Mamie Smith - Crazy Blues
03. Bessie Smith - St. Louis Blues
04. Blind Lemon Jefferson - Black Snake Moan
05. Charley Patton - Screamin' And Hollerin' The Blues
06. Robert Johnson - Cross Road Blues
07. Son House - Death Letter Blues
08. Lonnie Johnson - Another Night To Cry
09. Whistler's Jug Band - Foldin' Bed
10. Albert Ammons And Pete Johnson - Boogie Woogie Dream
11. Sonny Boy Williamson - Bye Bye Bird
12. Howlin' Wolf - Shake For Me
13. Muddy Waters - Got My Mojo Working
14. B.B. King - The Thrill Is Gone
15. Robert Lockwood Jr. - Take A Little Walk With Me
16. Keb' Mo' - Henry

CD 3: Gospel & Folk

01. Fisk Jubilee Singers - Joshua Fit De Battle
02. Thomas A. Dorsey - Precious Lord, Take My Hand
03. The Golden Gate Quartet - Blind Barnabus
04. Sister Rosetta Tharpe - Down By The Riverside
05. Mahalia Jackson - Move On Up A Little Higher
06. The Staple Singers - Sit Down Servant
07. Edwin Hawkins - Oh Happy Day
08. Woody Guthrie - This Land Is Your Land
09. Lead Belly - Goodnight Irene
10. The Weavers - So Long It's Been Good To Know Yuh
11. The New Lost City Ramblers - The Soldier And The Lady
12. Mississippi John Hurt - John Henry
13. Peter, Paul And Mary - If I Had A Hammer (The Hammer Song)
14. SNCC Freedom Singers with Pete Seeger - We Shall Overcome
15. Bob Dylan - The Times They Are A-Changin'

CD 4: Cajun & Zydeco & Tejano & Indian Born

01. Joe Falcon And Cleoma Breaux - Allons A Lafayette
02. Amede Ardoin And Dennis McGee - Madame Atchen
03. Dewey Balfa - Port Arthur Blues
04. Clifton Chenier - I'm A Hog For You
05. Marc And Ann Savoy - Dans La Louisianne
06. Steve Riley And The Mamou Playboys - Ossun Two-Step
07. Lydia Mendoza - Mal Hombre
08. Narciso Martinez - Muchacha Bonita
09. Valerio Longoria - Rosalito
10. Little Joe Y La Familia - Las Nubes
11. Mingo Saldivar - Ring Of Fire
12. Flaco Jimenez - Sorry Boy
13. Unidentified Performers - Yeibichei Song
14. Renzel Last Horse And Kiyaksa - Traditional Pow Wow
15. Everette Red Bear And Sandor Iron Rope Of The Native American Church - Jesus Loves Me
16. Floyd Westerman - Wounded Knee
17. R. Carlos Nakai - Enchantment Song
18. Robert Mirabal - The Dance


Éditée grâce au succès de O'Brother, cette compilation voit un peu plus large que la précédente. Aussi, elle se rapproche de nous dans le temps, de ce fait, elle classifie beaucoup plus. La  mine d'or se trouve quand même dans les titres les plus anciens même si c'est intéressant de voir l'évolution de chaque genre.



Original Soundtrack - O Brother, Where Art Thou?- Special Edition  2000







CD 1

01. James Carter and the Prisoners - Po' Lazarus    
02. Harry McClintock  - Big Rock Candy Mountain
03. Norman Blake - You Are My Sunshine
04. Alison Krauss  - Down to the River to Pray
05. Soggy Bottom Boys & Dan Tyminski - I Am a Man of Constant Sorrow" (radio station version)
06. Chris Thomas King - Hard Time Killing Floor Blues
07. Norman Blake - I Am a Man of Constant Sorrow (instrumental)
08. The Whites  - Keep On the Sunny Side
09. Alison Krauss & Gillian Welch - I'll Fly Away
10. Emmylou Harris, Alison Krauss, Gillian Welch - Didn't Leave Nobody but the Baby
11. Leah, Sarah, and Hannah Peasall  - In the Highways
12. The Cox Family - I Am Weary, Let Me Rest
13. John Hartford - I Am a Man of Constant Sorrow" (instrumental)
14. Ralph Stanley - O Death
15. Soggy Bottom Boys & Tim Blake Nelson - In the Jailhouse Now
16. Soggy Bottom Boys & Dan Tyminski - I Am a Man of Constant Sorrow" (with band)
17. John Hartford  - Indian War Whoop
18. The Fairfield Four - Lonesome Valley
19. The Stanley Brothers - Angel Band    

CD 2

01. Colin Linden - Hard Time Killing Floor Blues
02. Alan O'Bryant - You Are My Sunshine
03. John Hartford - Tishomingo Blues
04. Kossoy Sisters - I'll Fly Away
05. Van Dyke Parks - Big Rock Candy Mountain
06. Ed Lewis & The Prisoners - Tom Devil
07. The Cox Family - Keep On the Sunny Side
08. Sarah Peasall - Angel Band
09. Norman Blake - Big Rock Candy Mountain
10. Norman Blake - Little Sadie
11. The Cox Family - In the Highways
12. John Hartford - Hogfoot
13. The Fairfield Four - The Lord Will Make A Way
14. Harley Allen - In the Jailhouse Now


Trois compères habillés en Leadbelly s'échappent de prison et rencontrent Tommy Johnson à un carrefour. Un périple à travers les Etats Unis des années 30 nous révèle un panorama de la musique de l'époque entre morceaux originaux et enregistrements récents au son rétro. Et un barrage qui explose à la fin.

A quand le "air banjo"?

mercredi 18 juin 2014

Song For Daddy








Tout de suite, maintenant, 19 juin à Nouméa et encore 18 juin à New York, ce blog nait réellement. Aujourd'hui car, par ce post, il s'inscrit dans l'actualité. Pas que le post hommage soit mon truc, mais ce post était en gestation depuis quelques temps, l'urgence pointait le bout de son nez avec le post du Gaitapis sur les Jazz Messenger et voilà qu'en ouvrant allmusic , j'apprends la nouvelle, Horace Silver est mort. Le journal n'est même pas au courant, la coupe du monde occultant tout.

A vrai dire, je me demande pourquoi je fais ça. Je ne connais pas Horace Silver, je n'y ai jamais serré la pince, dit bonjour, sourit ou quoique ce soit. S'il a fondé les Jazz Messengers avec Art Blakey, je ne connais pas tous les albums auxquels il a participé, ou même sous son nom, et pourtant...

Je me préparais à ouvrir une nouvelle rubrique "chef d'oeuvre du jazz, moi j'aime pas le jazz, c'est normal, j'y connais que dalle" et j'avais déjà deux trois idées pour l'ouverture. Il était talonné par Max Roach mais "Song For My Father" était en pole position. Le voici donc.

Song For My Father 1964

 





01 - Song For My Father
02 - The Natives Are Restless Tonight
03 - Calcutta Cutie
04 - Que Pasa
05 - The Kicker
06 - Lonely Woman

Ce monsieur super classe est le papa d'Horace Silver et soyez sûr que le fiston avait du charisme, lui aussi. Si j'ai évoqué l'entrée de mon blog dans le temps, il est clair qu'en écoutant ce disque, on ressort directement de la flèche temporelle. On entre dans d'autres dimensions dans lesquelles longueur, largeur et hauteur n'ont aucunes signification, on n'est plus rien qu'une oreille microscopique qui sillonne les vibrations de l'air distordus par le son qui sort du phono. 
Bon revenons sur terre, la chanson titre est devenu une immense cover qui sort du jazz, le thème touchant n'importe qui et vous l'avez compris moi en particulier. J'espère que bébé appréciera aussi.



In Pursuit Of The 27th Man 1972







01 - Liberated Brother
02 - Kathy
03 - Gregory Is Here
04 - Summer in Central Park
05 - Nothin' Can Stop Me Now
06 - In Pursuit of the 27th Man
07 - Strange Vibes


Ce qui est pratique avec de la musique intemporelle, c'est qu'on peut partir, revenir plus tard prendre autre chose et c'est comme avant. Si le son a évidemment évolué, s'il y a un vibraphone en plus, on reste dans la même mouvance de musique extra sensorielle ne laissant aucune place à la matière.


Comme la musique des Jazz Messengers, la musique d'Horace Silver est une musique urgente. Rien à voir avec le tempo, on sent ce besoin de jouer de la musique tout de suite, de finir ce thème pour commencer le prochain et ainsi de suite. L'ayant en tête depuis longtemps, j'ai l'impression que c'est Horace lui même qui me pousse à le sortir tout de suite dans la même urgence. Pas le temps de faire un rip d'une plus grande ou meilleure sélection pour mon r.i.p., je vous file ce que j'ai sous le coude tel quel. J'envoie même le post alors que les liens ne sont pas encore prêts.