mercredi 18 juin 2014

Song For Daddy









Tout de suite, maintenant, 19 juin à Nouméa et encore 18 juin à New York, ce blog nait réellement. Aujourd'hui car, par ce post, il s'inscrit dans l'actualité. Pas que le post hommage soit mon truc, mais ce post était en gestation depuis quelques temps, l'urgence pointait le bout de son nez avec le post du Gaitapis sur les Jazz Messenger et voilà qu'en ouvrant allmusic , j'apprends la nouvelle, Horace Silver est mort. Le journal n'est même pas au courant, la coupe du monde occultant tout.

A vrai dire, je me demande pourquoi je fais ça. Je ne connais pas Horace Silver, je n'y ai jamais serré la pince, dit bonjour, sourit ou quoique ce soit. S'il a fondé les Jazz Messengers avec Art Blakey, je ne connais pas tous les albums auxquels il a participé, ou même sous son nom, et pourtant...

Je me préparais à ouvrir une nouvelle rubrique "chef d'oeuvre du jazz, moi j'aime pas le jazz, c'est normal, j'y connais que dalle" et j'avais déjà deux trois idées pour l'ouverture. Il était talonné par Max Roach mais "Song For My Father" était en pole position. Le voici donc.

Song For My Father 1964

 





01 - Song For My Father
02 - The Natives Are Restless Tonight
03 - Calcutta Cutie
04 - Que Pasa
05 - The Kicker
06 - Lonely Woman

Ce monsieur super classe est le papa d'Horace Silver et soyez sûr que le fiston avait du charisme, lui aussi. Si j'ai évoqué l'entrée de mon blog dans le temps, il est clair qu'en écoutant ce disque, on ressort directement de la flèche temporelle. On entre dans d'autres dimensions dans lesquelles longueur, largeur et hauteur n'ont aucunes signification, on n'est plus rien qu'une oreille microscopique qui sillonne les vibrations de l'air distordus par le son qui sort du phono. 
Bon revenons sur terre, la chanson titre est devenu une immense cover qui sort du jazz, le thème touchant n'importe qui et vous l'avez compris moi en particulier. J'espère que bébé appréciera aussi.



In Pursuit Of The 27th Man 1972







01 - Liberated Brother
02 - Kathy
03 - Gregory Is Here
04 - Summer in Central Park
05 - Nothin' Can Stop Me Now
06 - In Pursuit of the 27th Man
07 - Strange Vibes


Ce qui est pratique avec de la musique intemporelle, c'est qu'on peut partir, revenir plus tard prendre autre chose et c'est comme avant. Si le son a évidemment évolué, s'il y a un vibraphone en plus, on reste dans la même mouvance de musique extra sensorielle ne laissant aucune place à la matière.


Comme la musique des Jazz Messengers, la musique d'Horace Silver est une musique urgente. Rien à voir avec le tempo, on sent ce besoin de jouer de la musique tout de suite, de finir ce thème pour commencer le prochain et ainsi de suite. L'ayant en tête depuis longtemps, j'ai l'impression que c'est Horace lui même qui me pousse à le sortir tout de suite dans la même urgence. Pas le temps de faire un rip d'une plus grande ou meilleure sélection pour mon r.i.p., je vous file ce que j'ai sous le coude tel quel. J'envoie même le post alors que les liens ne sont pas encore prêts.



mardi 17 juin 2014

Fin de la Trilogie - Le Retour du J' Eddie





 Episode 3: David Solo enfermé dans la hutte de Jabba et premiers pas de danses dans les salles du coté obscur





Comme on dit, pierre qui roule n'amasse pas mousse. Je n'ai pas vécu à leurs places, mais ils me semble que bon nombre de stars des seventies ne roulaient pas sur l'or autant qu'on pourrait l'imaginer à la vue de leurs succès. Dès lors, quand on vient d'un groupe à succès, peu de choix s'imposent. Dans un premier cas, le modèle Stone qui amasse la mousse, on peut continuer tant bien que mal à se farcir ses anciens super potes qui sont devenus des gros nazes et rester en groupe, virant celui qui fait trop suer. A moins d'être celui qui s'est fait virer, on peut être celui qui part et, s'il reste en vie, commencer une carrière solo, avec un band derrière ou non.

Avec Deep Purple, les Temptations partagent la particularité d'avoir plus d'anciens membres que de membres effectifs. Ils poussent même plus loin le vice en ayant formé deux groupes qui tournaient simultanément sous la même identité, puis sous l'appellation les "Temptations Originals Lead Singers". Bref, je crois que le destin de ce groupe de R&B est plus rock n' roll que bon nombre de groupes de ... rock

On va donc s'intéresser à la carrière solo de deux ex-Temptations. David Ruffin, viré en 68-69 et Eddie Kendricks, parti en peu de temps après, les deux principaux chanteurs du classic 5.

En ce qu'il me concerne, la carrière de Ruffin n'est pas trop emballante. Il chante toujours aussi bien, mais toujours la même chose, d'où, surement, cette méchante habitude d'aller emprunter le micro sur la scène des Tempts et chanter ses anciens succès avant de partir en courant.


David Unreleased 2004







01.Each Day Is A Lifetime
02.I Want You Back
03.Out In The Country
04.You Can Come Right Back To Me
05.I Can't Be Hurt Anymore
06.Rainey Night In Georgia
07.I've Git A Need For You
08.Anything That You Ask For
09.Let Somebody Love Me
10.For The Shelter Of Your Love
11.Dinah
12.Don't Stop Loving Me
13.It's Gonna Take A Whole Lot Of Doin'
14.I Want Her To Say It Again
15.Your Heartaches I Can Surely Heal
16.Get Away Heartbreak
17.You Make Me Do Things I Don't Want To Do
18.Mountain Of Memories
19.Heaven Help Us All


Celui ci plutôt qu'un autre car c'est celui que je n'ai pas jeté, qu'il y a deux trois chansons intéressantes. Pas que ce soit nul, mais il manque un projet musical ainsi que l'envie de partager une voie plutôt que sa voix.



Le truc pratique dans la vie, c'est l'intelligence. Eddie, lui, n'en est pas dépourvu, ses motifs de départ et sa gestion de carrière l'attestent. Après être à l'origine du romantisme affiché et de la classe extravagante des tenues de scène, il quitte les Temptations (qui ne s'habilleront jamais aussi bien par la suite) par honnêteté envers la musique qu'il voulait faire au début de l'aventure, envers son ami Paul Williams (débarqué pour alcoolisme, incapacité à tenir un concert et suicidé) et contre Otis Williams, Norman Whitfield et la Motown qui gèrent les Temptations comme une société.



People ... Hold On 1972







01.If You Let Me
02.Let Me Run Into Your Lonely Heart
03.Day By Day(
04.Girl You Need A Change Of Mind
05.Someday We'll Have A Better World
06.My People...Hold On
07.Date With The Rain
08.Eddie's Love
09.I'm On The Sideline
10.Just Memories


Après un premier album un peu mou, Eddie revient fort. Voici ce qui nous renseigne sur sa vision de faire un disque. Parler d'amour (il a séduit la moitié des princesses de la Motown) et faire danser.
Un soupçon d'engagement dans la black community, une pochette magnifique et on obtient un chef d'oeuvre, Certains peuvent lui en vouloir mais il commence à diriger la Soul Music vers le disco. S'il ne sait pas ce que va être cette musique roborative, le tube de cet album est Le "classic" des DJ des années 70 par sa capacité à faire danser et pour son extension instrumentale.


Boogie Down 1973







01.The Thin Man
02.Tell Her Love Has Felt The Need
03.Son Of Sagittarius
04.Boogie Down
05.Hooked On Your Love
06.Honey Brown(
07.You Are The Melody Of My Life
08.Trust Your Heart
09.Girl Of My Dreams
10.Loving You The Second Time Around



Plus commercial, voici ce qu'aurait pu être un album des Temptations pendant les 70's sans le virage psychédélique, planant, black & proud, post 60's, whitfieldesque. Une première face à tomber par terre, des tubes à la pelle et une seconde face plus calme et romantique sur des rythmes variés.


Eddie Kendricks 1973






01.Only Room For Two
02.Darling Come Back Home
03.Each Day I Cry A Little
04.Can't Help What I Am
05.Keep On Truckin'
06.Any Day Now
07.Not On The Outside



Déjà moins régulier, c'est le début de la fin du succès. S'il y a des hauts et des bas, les hauts sont très hauts. Inclus, son plus grand tube, "Keep On Truckin" en version intégrale.



Ça y est, la trilogie "Temptations" prend fin. Je regrette avoir fait l'impasse sur le cas de Paul Williams, le chanteur principal dans "Meet the Temptations", celui grâce à qui le monde entier peut les adorer.

J'imagine qu'il a eu du mal à supporter le premier rôle de David Ruffin autant que les affronts de ce dernier arrivé envers ceux qui ont trimé à créer ce groupe. J'ai déjà évoqué les Wailers en tant que trio vocal dans ces pages et le monde ne retiendra que Bob Marley, bientôt je partagerais les Jackson 5 et pas grand monde peut citer les noms des 4 frères de Michael, idem chez les Suprêmes, les Miracles, les Soul-Stirers et bien d'autres. S'il y en a qui se contentent du paysage musical actuel, d'autres se demandent comment en est on arrivé là si vite. Peut-être qu'un indice se trouve dans cet éclairage intensif du haut de la pyramide qui le déconnecte de sa base et fiche tout en l'air tel un chateau de carte.

Ben voilà, je ne voulais pas de moralité et me v'là dans une paroisse du 78




mercredi 21 mai 2014

I am your Daddy

The Temptations: La guerre des stars, Episode II, 



Puisqu'on a commencé avec les Stones lors de l'épisode précédent, autant reprendre avec eux aujourd'hui avec un petit détail qui entre en résonance avec l'histoire qui nous intéresse. A savoir qu'autour de l'année 80, ils sont montés sur scène, et, à la grande surprise de quatre d'entre eux, sur la banderole qui les présentait était écrit: "Mick Jagger & His Rolling Stones". C'est à croire que,  pour Mick, les Temptations sont une source d'inspiration à la même hauteur que Robert Johnson et Muddy Waters. D'après Keith, il s'en est mordu les doigts (ou ceux d'un autre)



Maintenant que j'ai cédé à la tentation, revenons avec les Temptations. Ce qui me semble fou, c'est qu'après la vision du film, chaque disque raconte un bout de cette histoire de manière plus précise et plus réelle. Si la biographie est forcément romancée, on retrouve un tas d'indices dans les disques qui vont suivre, les dates, les chanteurs, les compositeurs. D'une manière générale, c'est pourquoi je prends soin le plus souvent de compléter les tags et les pochettes.





Meet The Temptations 1964



01 - The Way You Do The Things You Do
02 - I Want A Love I Can See
03 - Dream Come True
04 - Paradise
05 - May I Have This Dance
06 - Isn't She Pretty
07 - Just Let Me Know
08 - Your Wonderful Love
09 - The Further You Look, The Less You See
10 - Check Yourself
11 - Slow Down Heart
12 - Farewell My Love
13 - Oh, Mother Of Mine
14 - Romance Without Finance


Plus une compilation qu'un album, 3 ans de singles des "Hitless" Temptations sont réunis ici. Paradoxalement, c'est peut être leur meilleur album.  Excepté "The Way You Do The Things You Do", tous les morceaux sont chantés par la formation originale (Al Bryant avant David Ruffin), ce qui nous permet de mettre le doigt sur le vrai style des Temptations, plusieurs chanteurs qui chantent chacun leur tour. Par la suite, ils seront obligé d'adapter cette originalité aux modes afin d'obtenir le succès qui, une fois arrivé, leur imposera la marche à suivre.





The Temptations Sing Smokey 1965


01 - The Way You Do The Things You Do
02 - Baby Baby I Need You
03 - My Girl
04 - What Love Has Joined Together
05 - You'll Lose A Precious Love
06 - It's Growing
07 - Who's Lovin' You
08 - What's So Good About Good Bye
09 - You Beat Me To The Punch
10 - Way Over There
11 - You've Really Got A Hold On Me
12 - (You Can) Depend On Me


Peut être plus que Berry Gordy, Smokey Robinson est le symbole de la réussite de Motown. En tous cas, il est le symbole de la réussite des Temptations et cette rencontre ouvre les portes du magasin de Cadillac. Déjà, un chanteur donne de la voix plus que les autres, c'est le nouveau venu, David Ruffin.



Gettin' Ready 1966


01 - Say You
02 - Little Miss Sweetness
03 - Ain't Too Proud To Beg
04 - Get Ready
05 - Lonely, Lonely Man Am I
06 - Too Busy Thinking About My Baby
07 - I've Been Good To You
08 - It's A Lonely World Without Your Love
09 - Fading Away
10 - Who You Gonna Run To
11 - You're Not An Ordinary Girl
12 - Not Now (I'll Tell You Later)


Avalanche de tubes sur la première face, y compris le "stonien" "Ain't Too Proud To Beg". Comme dans le disque précedent, il est dominé par la merveilleuse voix de David Ruffin, mais Eddie Kendricks tire son épingle du jeu pour notre plus grand plaisir. Les trois autres sont relégués aux chœurs. 





With A Lot O' Soul 1967


01 - (I Know) I'm Losing You
02 - Ain't No Sun Since You've Been Gone
03 - All I Need
04 - (Loneliness Made Me Realize) It's You That I Need
05 - No More Water In The Well
06 - Save My Love For A Rainy Day
07 - Just One Last Look
08 - Sorry Is A Sorry Word
09 - You're My Everything
10 - Now That You've Won Me
11 - Two Sides To Love
12 - Don't Send Me Away


Dans la même veine que le précédent. On sent tout de même le changement de son qui se dirige vers l'ère psychédélique du groupe. Surement due à la présence accrue de Norman Whitfield à la composition. Difficile pour la plupart des membres du groupe de l'accepter mais, même si c'est un vrai con, David Ruffin chante comme un dieu.





 Cloud Nine 1969


01 - Cloud Nine
02 - I Heard It Through The Grapevine
03 - Runaway Child, Running Wild
04 - Love Is A Hurtin' Thing
05 - Hey Girl
06 - Why Did She Leave Me (Why Did She Have To Go)
07 - I Need Your Lovin'
08 - Don't Let Him Take Your Love From Me
09 - I Gotta Find A Way (To Get You Back)
10 - Gonna Keep On Tryin' Till I Win Your Love



Denis Edwards prend la place de Ruffin et décollage vers les 70's. C'est aussi le retour à un équilibre des voix.






Puzzle People 1969


01 - I Can't Get Next To You
02 - Hey Jude
03 - Don't Let The Joneses Get You Down
04 - Message From A Black Man
05 - It's Your Thang
06 - Little Green Apples
07 - You Don't Love Me No More
08 - Since I've Lost You
09 - Running Away (Ain't Gonna Help You)
10 - That's The Way Love Is


C'est la meilleure, celle là, ils reprennent les Beatles et pas Paint It Black. (A 90%, les reprises des Beatles sont des catastrophes) Dernier album avec Eddie Kendricks. Richard Street le remplacera






Psychedelic Shack 1970


01 - Psychedelic Shack
02 - You Make Your Own Heaven And Hell Right Here On Earth
03 - Hum Along And Dance
04 - Take A Stroll Thru Your Mind
05 - It's Summer
06 - War
07 - You Need Love Like I Do (Don't You)
08 - Friendship Train


A mon sens, le meilleur album de l'époque. Superbes compositions, morceaux à rallonge qui s'enchainent et une seule (magnifique) ballade.





All Direction 1972


01 - Funky Music Sho Nuff Turns Me On
02 - Run Charlie Run
03 - Papa Was A Rollin' Stone
04 - Love Woke Me Up This Morning
05 - I Ain't Got Nothin'
06 - The First Time Ever (I Saw Your Face)
07 - Mother Nature
08 - Do Your Thing



Une paire de chansons moins bonnes et l'album se trouve un cran au dessous que le précédent. On s'en fout, il y a "Papa was a rolling Stone"





Masterpiece 1973


01 - Hey Girl
02 - Masterpiece
03 - Ma
04 - Law of the Land
05 - Plastic Man
06 - Hurry Tomorrow


Celui qu'on trouve partout en vinyle. Surement parce que c'est une de leurs plus grosses ventes malgré un moins dans l'originalté.






1990


01 - Let Your Hair Down
02 - I Need You
03 - Heavenly
04 - You've Got My Soul on Fire
05 - Ain't No Justice
06 - 1990
07 - Zoom



A contrario, c'est celui qu'on trouve le moins. Dommage, s'il n'est pas le meilleur, il est presque mon préféré. Bonnes compos, superbe ambiance et un son digne de l'année 73.


Bon, ça fait pas mal pour cette semaine. J'aimerais bien être un adepte de la trilogie mais je ne sais pas comment meubler cet hypothétique troisième épisode. S'il y en a un, c'est quand même celui ici présent le meilleur.

samedi 10 mai 2014

Daddy was a Rolling Stone, wherever he was a gigolo was his home...



Aujourd'hui, il y a plusieurs évènements sur votre blog préféré.

Le premier, est déjà passé, votre hôte a écrit les mots magiques Rolling et Stone(s) sur son blog pour la première fois et ce n'est pas rien pour lui. Bon, on en reparlera, mais ce n'est plus totalement mon groupe préféré, s'il l'a réellement été. C'est plutôt un concept. Et ouais, à la question "qu'est ce t'écoutes comme musique?", les Rolling Stones est la meilleure réponse qui soit. A travers son vécu et l'histoire que le groupe véhicule, on a un large pan de la musique du XXème siècle et même si le jazz n'est qu’effleuré, c'est un arbre assez gros pour dissimuler la forêt de la quasi totalité des courants musicaux contemporains. Sans oublier leurs modes de vies à peines vertueuses qui font fantasmer plus d'un ado. Mais ce n'est plus la question du jour.

Le deuxième évènement, concerne mon partage. Aujourd'hui pas d'album mais un film. Lors de mon tout premier post, j'ai annoncé que votre gigolo  parlera aussi de cinéma, son autre grande passion. Et c'est à cause de deux trois détails que je n'ai pas commencé plus tôt. Déjà, la flemme de ripper des DVD, faire des sous titres synchros etc... Ensuite, la direction à prendre entre ciné, ciné musical, doc, doc musical, concerts et autres biopics, entre ce que tout le monde a déjà vu, ce dont on est pas curieux ou indifférent et ce qui passera bientôt à la télé, bref il me faut un filon original.

Ce qui m'amène au troisième évènement, aujourd'hui on va voir un téléfilm. Pour l'anecdote, la dernière fois qu'on m'a promis un ciné et que je me suis payé un téléfilm, c'était à la caserne de Cambrai où j'ai fait mes trois jours (je dois faire partie des 100 dernières personnes qui ont fait ça). Je me suis farci un nanar digne d'M6 de l'époque avec Superman (le seul le vrai C. Reeves) en pédophile qui poursuit un môme à la manière de Joe Pesci dans "Maman j'ai loupé l'avion" pendant une heure et demi, mal assis sur une chaise en bois.


Et bien, plus besoin de chaise, celui ci se regarde debout en remuant son popotin.





 The Temptations  vostfr - 1998/2004


Pour introduire ce sujet, je vais commencer par signaler, bien sûr, que les Stones ont repris deux titres des Temptations en studio. Pas mal pour un groupe de la même ère.

Voici donc une production Motown censé les encensés en restant sensée, ce que le film n'arrive pas très bien à faire, car, à l'origine, ce fut une mini série qui a été censurée par des familles de certains protagonistes pour cause de points litigieux mais je ne vais pas tout vous raconter. C'est ce petit coté bancal qui va faire son charme, les personnages dans leurs complexités incomplètes vont représenter des mecs normaux que la scène transcende et on se rend compte de la magie qui opère dans leur capacité à s'entendre sous les feux de la rampe. Et ce grâce à une bande d'acteurs formidables qui vous convaincront que ce sont eux les Temptations et non ceux que vous voyez sur les pochettes, en tous cas, le temps du film.


Les Temptations "The Classic Five"  1964 - 1968

 


David Ruffin, Melvin Franklin,Paul Williams, Otis Williams, Eddie Kendricks



Petit regret, le film est centré sur les membres du "Classic 5", un bien en soi, mais c'est vraiment cher payé pour les membres 70's qui ont participé à de sacrés albums.


The Temptations "Papa was a Rolling Stone" 1972




 Richard Street, Melvin Franklin, Otis Williams, Dennis Edward, Damon Harris



Mais oui, j'oubliais, le quatrième évènement. Ce post se découpe en plusieurs épisodes, ce qui est évident dans ce cas car un post des Temptations ne peut pas se résumer à un film.


Distribution
Infos Complètes en anglais

Pour ma part, j'ai vu les Temptations en Concert en 2000 à Montereau (77). Je m'attendais à un truc naze et ce fut la grande classe.

dimanche 27 avril 2014

Voodoo Dad - Coup de Grisou dans le Bayou.




Autant le dire tout de suite, quand on ouvre un blog, c'est pour faire des pages comme celle ci.

Vous savez, il y a deux sortes de gens dans le monde francophone. Il y a ceux qui pensent à Zidane ou autre footballeur quand il entend le mot gris-gris et il y a ceux qui pensent à Dr. John ( Doctor John, D. R. John ou Dear John quand on l'aime beaucoup). Moi je fais partie de ceux qui pensent à ce bon vieux docteur. Peut-être un des personnages les plus fascinants de la musique du 20ême siècle, pour son charisme, sa folie juvénile, sa magnifique maturité, son intégrité et bien sûr son talent.

Pour résumer sa carrière, je vais vous parler d'un sentiment que j'ai en tant que Daddy à propos de mon fils. Il faut savoir que je trouve ce petit bonhomme tous les jours de plus en plus beau et pourtant, jamais il ne sera plus beau qu'il était le jour de sa naissance. Et bien, c'est pareil avec les disques du docteur, il pourra magnifier tant qu'il peut sa carrière, jamais il ne fera mieux que "Gris-Gris, The Night Tripper", son premier album, et c'est tant mieux.

Ce n'est pas pour autant que je vais vous le proposer, car vous vous devez d'avoir un tel classique et ça me fait plaisir de vous faire découvrir d'autre choses peut-être moins évidentes.


Desitively Bonnaroo - 1974







01 - Quitters Never Win
02 - Stealin'
03 - What Comes Around (Goes Around)
04 - Me Minus You Equals Loneliness
05 - Mos' Scocious
06 - (Everybody Wanna Get Rich) Rite Away
07 - Let's Make A Better World
08 - R U 4 Real
09 - Sing Along Song
10 - Can't Git Enuff
11 - Go Tell The People
12 - Desitively Bonnaroo


Quelle pochette hideuse! Pourtant, voici un super disque, souvent mésestimé et très mal distribué en France. Deuxième enregistrement avec les Meters après "In The Right Place",  il sonne un peu moins couleur locale. En contre partie, on a le droit à un album concrètement funky avec des titres plus percutants. "What Comes Around" fait déjà partie de mon Panthéon.



City Light - 1978






01 - Dance The Night Away With You
02 - Street Side
03 - Wild Honey
04 - Rain
05 - Snake Eyes
06 - Fire Of Love
07 - Sonata / He's A Hero
08 - City Lights


On a affaire ici à un chanteur de charme, bien sûr, pas de ceux pour midinettes qui perturbent le PAF à longueur de journées, mais bien à un sorcier qui chuchote ses envoutements au lieu d'agiter son sceptre dans tous les sens ou de projeter ses courtbuillons magiques. City Lights porte bien son nom, avec des compositions plus sophistiquées, D.R. arrive en ville et délaisse définitivement son coté rural.



N'awlinz: Dis, Dat Or D'Udda - 2004







01 - Quatre Parishe
02 - When The Saints Go Marching In
03 - Lay My Burden Down
04 - Marie Laveau
05 - Dear Old Southland
06 - Dis, Dat Or D'Udda
07 - Chickee Le Pas
08 - The Monkey
09 - Shango Tango
10 - I Ate Up The Apple Tree
11 - Such A Much
12 - Life Is A One Way Ticket
13 - Hen Layin' Rooster
14 - Stakalee
15 - Eh Las Bas
16 - St. James Infirmary
17 - Time Marches On
18 - I'm Goin Home


Format CD oblige, celui est un peu longuet, ce qui n'empêche un début magistral. Maintenant, Mac Rebennack est maître de cérémonie et les fidèles se bousculent pour le soutenir dans son œuvre.




Après ce mois de vacances, il me semble normal d’augmenter la cadence. J'avais en tête ce post depuis longtemps mais le post des Meters du CDM et l'info de Project Object d'une tournée et d'un passage en France en mai ont accéléré le processus.




Aussi, il existe un coffret Original Album Series contenant les 5 premiers albums du Doctor excepté "Remedies". Je ne peux m 'empêcher de le partager.


GRIS - gris / The Night Tripper 1968







01 - Gris-Gris - Gumbo Ya Ya
02 - Danse Kalinda Ba Doom
03 - Mama Roux
04 - Danse Fambeaux
05 - Croker Courtbullion
06 - Jump Sturdy
07 - I Walk on Guilded Splinters


Coup de maitre absolu et énorme influence sur les sonorités rock / rythm n' blues seventies. L'anecdote raconte que Mac a été obligé d'abandonner le piano au profit de la guitare à cause d'un accident dans lequel il s'est blessé la main.


Babylon - 1968






01 - Babylon
02 - Glowin'
03 - Black Widow Spider
04 - Barefoot Lady
05 - Twilight Zone
06 - The Patriotic Flag-Waiver
07 - The Lonesome Guitar Strangler



Son moins innovant et plus rock,on s'éloigne fortement du premier opus sans perdre toutes les caractéristiques inhérentes au docteur à cette époque.


The Sun, Moon Herbs - 1971






01 - Black John The Conqueror
02 - Where Ya at Mule
03 - Craney Crow
04 - Familiar Reality-Opening
05 - Pots on Fiyo (Filé Gumbo) / Who I Got to Fall On (If the Pot Get Heavy)
06 - Zu Zu Mamou
07 - Familiar Reality-Reprise



Le Docteur retrouve son piano et reprend une direction rythm n' blues "tribal". Superbes compos et ambiance embrumée pour finir un cycle acidulé en beauté.


Doctor John 's Gumbo - 1972






01 - Iko Iko
02 - Blow Wind Blow
03 - Big Chief
04 - Somebody Changed The Lock
05 - Mess Around
06 - Let The Good Times Roll
07 - Junko Partner
08 - Stack-A-Lee
09 - Tipitina
10 - Those Lonely Lonely Nights
11 - H. Smith Medley a) High Blood Pressure b) Don't You Just Know It c) Well I'll Be John Brown
12 - Little Liza Jane



Retour aux sources du bayou et hommage aux classiques de la Nouvelle-Orléans. Ce coup ci, on est sûr que notre ami est pianiste. Deuxième chef d’œuvre du Docteur.


In the Right Place - 1973






01 - Right Place, Wrong Time
02 - Same Old Same Old
03 - Just the Same
04 - Qualified
05 - Traveling Mood
06 - Peace Brother Peace
07 - Life
08 - Such a Night
09 - Shoo Fly Marches On
10 - I Been Hoodood
11 - Cold Cold Cold


J'aime bien quand la boucle est bouclée. On finit donc avec les Meters avec lesquels on a commencé pour un album éclectique aux tendances funk toujours aux couleurs de la Nouvelle-Orleans.

 Gris gris Gumbo Ya Ya


jeudi 24 avril 2014

Souvenirs de Vacances.


It's Only Rock & Roll, Sticky Fingers, Wish You Were Here, A Saucerful Of Secrets, Beggars Banquet, Ziggy Stardust, The Pipper at The Gates Of Dawn, Meddle, Forever Change (Love), The Dock of the Bay . Voici à la pelle quelques albums que j'ai acheté loin de chez moi pendant mon adolescence. Et ouais, quitte à avoir la chance de partir en vacances, j'avais aussi un extra d'argent de poche qui me permettait de concrétiser quelque folies. L'argent est le plus gros paramètre, mais le lieu où on va, les disquaires sur place, le choix proposé et comment ils sont proposé, les prix plus bas à l'étranger sont d'autres paramètres important qui influent sur mes choix (même si on peut y déceler mes obsessions de l'époque pour les floyds et les stones)

A vrai dire, je ne peux pas m'empêcher de rentrer dans tous les magasins de disques ou brocantes que je croise. Le plus souvent en y lâchant ma dîme. De ce fait, je reviens d'un bled ou il n'y avait pas de géant du disque, juste quelques bouibouis avec des disques rangés en vrac alphabétique dans des cartons déchirés où l'on choisit des boitiers vides que le vendeur remplit après paiement. Et bien figurez vous que j'y ai fais en partie des choix qui m'ont surpris.






Richard Hell & The Voidoids - The Blank Generation 1977


D'habitude, je suis très rock à Papa voire à Papi et là, c'est censé être plus jeune avec un autre nom comme funk avec un P. Du P-funk? Non du Punk. Quelle esbroufe, c'est juste du rock par des jeunôts de l'époque au look BCBG. Bon ok, c'est patate, j'aime bien et bébé aussi.


01 - Love Comes In Spurts
02 - Liars Beware
03 - New Pleasure
04 - Betrayal Takes Two
05 - Down At The Rock And Roll Club
06 - Who Says? (It's Good To Be Alive?)
07 - Blank Generation
08 - Walking On The Water
09 - The Plan
10 - Another World
11 - I'm Your Man
12 - All The Way





 Mick Ronson - Heaven & Hull 1995


Et bien quoi dire? J'ai cité tantôt Ziggy Stardust que j'avais acheté lors d'un de mes voyages resté dans ma mémoire comme mon préféré. Je crois bien que celui que je viens de faire va prendre la place du précédent sur le podium. Moralité, si vous voulez faire un bon trip, faites le avec Mick Ronson (et David Bowie quand même). En fait, j'avais l'idée de faire un Guitar Man avec lui (et David Bowie), cette publication vous aidera donc à patienter. Sinon, disque sans trop de surprises mais émouvant par son coté inachevé, avec plein de vieux potes (et David Bowie). Maman préfère celui ci au précédent.

01 - Don't Look Down
02 - Like A Rolling Stone
03 - When The World Falls Down
04 - Trouble With Me
05 - Life's River
06 - You And Me
07 - Colour Me
08 - Take A Long Line
09 - Midnight Love
10 - All The Young Dudes (Live Freddie Mercury Tribute)
11 - Don't Look Down (Edit)




The Wailers - African Herbsman 1973



Et ouais, en parlant de choix surprenant, j'ai bien dit "en partie". A quatre ou cinq inédits près, la totalité des morceaux de cette compile figure dans mon poste précédent. Mais voilà quand on parle musique roots, il faut savoir que j'ai des racines dans African (du nord) et dans Herbsman (bien avant devenir Daddy), pour vous dire à quel point ce disque me parle.

01 - Lively Up Yourself
02 - Small Axe
03 - Duppy Conqueror
04 - Trenchtown Rock
05 - African Herbsman
06 - Keep On Moving
07 - Fussing & Fighting
08 - Stand Alone
09 - All In One [Medley Part 1]
10 - Don't Rock The Boat
11 - Put It On
12 - Sun Is Shining
13 - Kaya
14 - Riding High
15 - Brain Washing
16 - 400 Years
17 - Memphis
18 - Live (Lively Up Yourself Version) [Bonus track]
19 - More Axe
20 - The Axe Man (Small Axe Version) [Bonus track]
21 - Zig Zag [Duppy Conqueror Version]
22 - Grooving Kingston 12 (Trench Town Rock Version) [Bonus track]
23 - Moving Version
24 - Keep On Skanking
25 - Copasetic (All In One Version) [Instrumental - Medley]
26 - Kaya [Version - Bonus track]


En fait, je parle de choix surprenant car je pense que je n'aurais jamais acheté ces disques dans un magasin genre Fnac où il y a un choix énorme, relativement bien classé et des promos en pagaille qui donnent de l'intérêt à des trucs qu'on ne pensait pas à l'instant d'avant etc...

Justement à propos de Wailers, lors de mon dernier post, j'ai oublié de  glisser le lien de la compile Grooving Kingston 12. L'erreur est réparée et je vais le glisser en bonus avec les liens du jour.

dimanche 2 mars 2014

Mucho Mucho

      Positive Vibraphone N°1 - Dave Pike



Voici un nouveau thème, toujours en fonction d'un instrument, qui n'ira pas très loin car je ne connais pas 150  vibraphonistes, même pas 10. Raison de plus pour mettre en avant ce si joli instrument qu'on a pris l'habitude de voir de mauvaise qualité dans les magasins de jouet pour bébé. Mon fils étant encore trop petit j'y pense déjà mais j'hésite entre ça et une mini batterie. Quoiqu'il en soit, cette petite tablette mélodieuse se classe aussi dans les percussions.

Comment en suis je venu à chercher ce son? Dans tout parcours musical, il existe des chansons qui sortent du lot, qui nous submergent dès la première écoute, elles nous ouvrent des perceptions qui nous donnent envie d'aller voir plus loin dans telle ou telle direction ou les deux. En ce qui nous concerne, dans ce post, il s'agit de "Besame Mucho" par le Dave Pike Quartet. Figurez vous que ce quartet fut luxueux à l'époque car il comprenait le pianiste Bill Evans. Ce qui m'a induit en erreur pendant longtemps car, la vedette est tellement grosse que la chanson lui était accrédité sur la compilation entremetteuse. Le plus étonnant étant que le vibraphone domine vraiment.

Depuis, je cherche régulièrement de quel album provient-elle, de quelle compile ou coffret serait ce un outtake, niet, rien, nada. Pas de "Besame Mucho" par Bill Evans. Et puis recemment, je trouve une compilation d'acid jazz avec cette chanson accrédité à Dave Pike. Ni une, ni deux, je me mets à la recherche de l'album en question, de l’œuvre de Pike et m'en voilà heureux. Mais comme on dit, c'est le voyage qui compte et pas la destination, aujourd'hui que j'ai cet album, je me rends compte qu'il y a un petit nombre de vibraphonistes pas dégueux dans ma collection qui n'y étaient pas avant.

Une petite parenthèse, pour parler d'achat de disques, de téléchargement, partage sur le net etc... L'album Pike's Peak qui suit est difficilement disponible neuf. Il a déjà une  particularité dans ma discothèque, c'est le disque le plus cher qu'il m'a été amené de payer, sans compter les taxes d'importation.
Bref, je veux juste dire que même si je télécharge et partage comme un malade, j'achète aussi comme un névrosé et une bonne partie de mes dernier achats comporte des titres que j'avais déjà en mp3 ou flac. Je suis donc très heureux d'appartenir à ce vecteur constitué de blogs pour diffuser la culture qui me plait.





Pike's Peak - 1961


01 - Why Not?
02 - In A Sentimental Mood
03 - Vierd Blues
04 - Besame Mucho
05 - Wild Is the Wind


Le plus dur est de ne pas chercher une plus-value dans la musique en fonction du prix, on serait forcément déçu. Le seul pêché à accréditer étant ma curiosité. On a juste droit à un très bon album de jazz, une compo et quatre covers, dont une qui me dispense de toutes les autres covers possibles. C'est bien sûr "Besame Mucho" le pic du Pike's Peak.





 The Doors Of Perception - 1966 


01 - Free Improvisation
02 - The Drifter
03 - The Doors Of Perception
04 - Ballad
05 - Anticipation


Rythme rock en plus et subtilité jazz en moins. S'il y a des bon moments, c'est le plus faible des trois disques du jours. L'ambiance se rapporte dans l'ensemble à la musique de films de l'époque. A noter, "Anticipation" superbe morceau "jazz" de cloture.






Salomào - 1972


01 - Salomao
02 - Berimbass
03 - An Evening With Vincent Van Ritz
5 Ritmos Do Bahia
04 - Samba de Rhoda
05 - Baion
06 - Baiafrock
07 - Marc
08 - Baiafro


Premier voyage au brésil de papa gigolo et superbe pêche. Entre jazz-rock et rythmes de là-bas, on entame un voyage qui nous ramènera jamais au même endroit. Aventure fortement recommandée.

Why Not?