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mardi 17 juin 2014

Fin de la Trilogie - Le Retour du J' Eddie





 Episode 3: David Solo enfermé dans la hutte de Jabba et premiers pas de danses dans les salles du coté obscur





Comme on dit, pierre qui roule n'amasse pas mousse. Je n'ai pas vécu à leurs places, mais ils me semble que bon nombre de stars des seventies ne roulaient pas sur l'or autant qu'on pourrait l'imaginer à la vue de leurs succès. Dès lors, quand on vient d'un groupe à succès, peu de choix s'imposent. Dans un premier cas, le modèle Stone qui amasse la mousse, on peut continuer tant bien que mal à se farcir ses anciens super potes qui sont devenus des gros nazes et rester en groupe, virant celui qui fait trop suer. A moins d'être celui qui s'est fait virer, on peut être celui qui part et, s'il reste en vie, commencer une carrière solo, avec un band derrière ou non.

Avec Deep Purple, les Temptations partagent la particularité d'avoir plus d'anciens membres que de membres effectifs. Ils poussent même plus loin le vice en ayant formé deux groupes qui tournaient simultanément sous la même identité, puis sous l'appellation les "Temptations Originals Lead Singers". Bref, je crois que le destin de ce groupe de R&B est plus rock n' roll que bon nombre de groupes de ... rock

On va donc s'intéresser à la carrière solo de deux ex-Temptations. David Ruffin, viré en 68-69 et Eddie Kendricks, parti en peu de temps après, les deux principaux chanteurs du classic 5.

En ce qu'il me concerne, la carrière de Ruffin n'est pas trop emballante. Il chante toujours aussi bien, mais toujours la même chose, d'où, surement, cette méchante habitude d'aller emprunter le micro sur la scène des Tempts et chanter ses anciens succès avant de partir en courant.


David Unreleased 2004







01.Each Day Is A Lifetime
02.I Want You Back
03.Out In The Country
04.You Can Come Right Back To Me
05.I Can't Be Hurt Anymore
06.Rainey Night In Georgia
07.I've Git A Need For You
08.Anything That You Ask For
09.Let Somebody Love Me
10.For The Shelter Of Your Love
11.Dinah
12.Don't Stop Loving Me
13.It's Gonna Take A Whole Lot Of Doin'
14.I Want Her To Say It Again
15.Your Heartaches I Can Surely Heal
16.Get Away Heartbreak
17.You Make Me Do Things I Don't Want To Do
18.Mountain Of Memories
19.Heaven Help Us All


Celui ci plutôt qu'un autre car c'est celui que je n'ai pas jeté, qu'il y a deux trois chansons intéressantes. Pas que ce soit nul, mais il manque un projet musical ainsi que l'envie de partager une voie plutôt que sa voix.



Le truc pratique dans la vie, c'est l'intelligence. Eddie, lui, n'en est pas dépourvu, ses motifs de départ et sa gestion de carrière l'attestent. Après être à l'origine du romantisme affiché et de la classe extravagante des tenues de scène, il quitte les Temptations (qui ne s'habilleront jamais aussi bien par la suite) par honnêteté envers la musique qu'il voulait faire au début de l'aventure, envers son ami Paul Williams (débarqué pour alcoolisme, incapacité à tenir un concert et suicidé) et contre Otis Williams, Norman Whitfield et la Motown qui gèrent les Temptations comme une société.



People ... Hold On 1972







01.If You Let Me
02.Let Me Run Into Your Lonely Heart
03.Day By Day(
04.Girl You Need A Change Of Mind
05.Someday We'll Have A Better World
06.My People...Hold On
07.Date With The Rain
08.Eddie's Love
09.I'm On The Sideline
10.Just Memories


Après un premier album un peu mou, Eddie revient fort. Voici ce qui nous renseigne sur sa vision de faire un disque. Parler d'amour (il a séduit la moitié des princesses de la Motown) et faire danser.
Un soupçon d'engagement dans la black community, une pochette magnifique et on obtient un chef d'oeuvre, Certains peuvent lui en vouloir mais il commence à diriger la Soul Music vers le disco. S'il ne sait pas ce que va être cette musique roborative, le tube de cet album est Le "classic" des DJ des années 70 par sa capacité à faire danser et pour son extension instrumentale.


Boogie Down 1973







01.The Thin Man
02.Tell Her Love Has Felt The Need
03.Son Of Sagittarius
04.Boogie Down
05.Hooked On Your Love
06.Honey Brown(
07.You Are The Melody Of My Life
08.Trust Your Heart
09.Girl Of My Dreams
10.Loving You The Second Time Around



Plus commercial, voici ce qu'aurait pu être un album des Temptations pendant les 70's sans le virage psychédélique, planant, black & proud, post 60's, whitfieldesque. Une première face à tomber par terre, des tubes à la pelle et une seconde face plus calme et romantique sur des rythmes variés.


Eddie Kendricks 1973






01.Only Room For Two
02.Darling Come Back Home
03.Each Day I Cry A Little
04.Can't Help What I Am
05.Keep On Truckin'
06.Any Day Now
07.Not On The Outside



Déjà moins régulier, c'est le début de la fin du succès. S'il y a des hauts et des bas, les hauts sont très hauts. Inclus, son plus grand tube, "Keep On Truckin" en version intégrale.



Ça y est, la trilogie "Temptations" prend fin. Je regrette avoir fait l'impasse sur le cas de Paul Williams, le chanteur principal dans "Meet the Temptations", celui grâce à qui le monde entier peut les adorer.

J'imagine qu'il a eu du mal à supporter le premier rôle de David Ruffin autant que les affronts de ce dernier arrivé envers ceux qui ont trimé à créer ce groupe. J'ai déjà évoqué les Wailers en tant que trio vocal dans ces pages et le monde ne retiendra que Bob Marley, bientôt je partagerais les Jackson 5 et pas grand monde peut citer les noms des 4 frères de Michael, idem chez les Suprêmes, les Miracles, les Soul-Stirers et bien d'autres. S'il y en a qui se contentent du paysage musical actuel, d'autres se demandent comment en est on arrivé là si vite. Peut-être qu'un indice se trouve dans cet éclairage intensif du haut de la pyramide qui le déconnecte de sa base et fiche tout en l'air tel un chateau de carte.

Ben voilà, je ne voulais pas de moralité et me v'là dans une paroisse du 78




mercredi 21 mai 2014

I am your Daddy

The Temptations: La guerre des stars, Episode II, 



Puisqu'on a commencé avec les Stones lors de l'épisode précédent, autant reprendre avec eux aujourd'hui avec un petit détail qui entre en résonance avec l'histoire qui nous intéresse. A savoir qu'autour de l'année 80, ils sont montés sur scène, et, à la grande surprise de quatre d'entre eux, sur la banderole qui les présentait était écrit: "Mick Jagger & His Rolling Stones". C'est à croire que,  pour Mick, les Temptations sont une source d'inspiration à la même hauteur que Robert Johnson et Muddy Waters. D'après Keith, il s'en est mordu les doigts (ou ceux d'un autre)



Maintenant que j'ai cédé à la tentation, revenons avec les Temptations. Ce qui me semble fou, c'est qu'après la vision du film, chaque disque raconte un bout de cette histoire de manière plus précise et plus réelle. Si la biographie est forcément romancée, on retrouve un tas d'indices dans les disques qui vont suivre, les dates, les chanteurs, les compositeurs. D'une manière générale, c'est pourquoi je prends soin le plus souvent de compléter les tags et les pochettes.





Meet The Temptations 1964



01 - The Way You Do The Things You Do
02 - I Want A Love I Can See
03 - Dream Come True
04 - Paradise
05 - May I Have This Dance
06 - Isn't She Pretty
07 - Just Let Me Know
08 - Your Wonderful Love
09 - The Further You Look, The Less You See
10 - Check Yourself
11 - Slow Down Heart
12 - Farewell My Love
13 - Oh, Mother Of Mine
14 - Romance Without Finance


Plus une compilation qu'un album, 3 ans de singles des "Hitless" Temptations sont réunis ici. Paradoxalement, c'est peut être leur meilleur album.  Excepté "The Way You Do The Things You Do", tous les morceaux sont chantés par la formation originale (Al Bryant avant David Ruffin), ce qui nous permet de mettre le doigt sur le vrai style des Temptations, plusieurs chanteurs qui chantent chacun leur tour. Par la suite, ils seront obligé d'adapter cette originalité aux modes afin d'obtenir le succès qui, une fois arrivé, leur imposera la marche à suivre.





The Temptations Sing Smokey 1965


01 - The Way You Do The Things You Do
02 - Baby Baby I Need You
03 - My Girl
04 - What Love Has Joined Together
05 - You'll Lose A Precious Love
06 - It's Growing
07 - Who's Lovin' You
08 - What's So Good About Good Bye
09 - You Beat Me To The Punch
10 - Way Over There
11 - You've Really Got A Hold On Me
12 - (You Can) Depend On Me


Peut être plus que Berry Gordy, Smokey Robinson est le symbole de la réussite de Motown. En tous cas, il est le symbole de la réussite des Temptations et cette rencontre ouvre les portes du magasin de Cadillac. Déjà, un chanteur donne de la voix plus que les autres, c'est le nouveau venu, David Ruffin.



Gettin' Ready 1966


01 - Say You
02 - Little Miss Sweetness
03 - Ain't Too Proud To Beg
04 - Get Ready
05 - Lonely, Lonely Man Am I
06 - Too Busy Thinking About My Baby
07 - I've Been Good To You
08 - It's A Lonely World Without Your Love
09 - Fading Away
10 - Who You Gonna Run To
11 - You're Not An Ordinary Girl
12 - Not Now (I'll Tell You Later)


Avalanche de tubes sur la première face, y compris le "stonien" "Ain't Too Proud To Beg". Comme dans le disque précedent, il est dominé par la merveilleuse voix de David Ruffin, mais Eddie Kendricks tire son épingle du jeu pour notre plus grand plaisir. Les trois autres sont relégués aux chœurs. 





With A Lot O' Soul 1967


01 - (I Know) I'm Losing You
02 - Ain't No Sun Since You've Been Gone
03 - All I Need
04 - (Loneliness Made Me Realize) It's You That I Need
05 - No More Water In The Well
06 - Save My Love For A Rainy Day
07 - Just One Last Look
08 - Sorry Is A Sorry Word
09 - You're My Everything
10 - Now That You've Won Me
11 - Two Sides To Love
12 - Don't Send Me Away


Dans la même veine que le précédent. On sent tout de même le changement de son qui se dirige vers l'ère psychédélique du groupe. Surement due à la présence accrue de Norman Whitfield à la composition. Difficile pour la plupart des membres du groupe de l'accepter mais, même si c'est un vrai con, David Ruffin chante comme un dieu.





 Cloud Nine 1969


01 - Cloud Nine
02 - I Heard It Through The Grapevine
03 - Runaway Child, Running Wild
04 - Love Is A Hurtin' Thing
05 - Hey Girl
06 - Why Did She Leave Me (Why Did She Have To Go)
07 - I Need Your Lovin'
08 - Don't Let Him Take Your Love From Me
09 - I Gotta Find A Way (To Get You Back)
10 - Gonna Keep On Tryin' Till I Win Your Love



Denis Edwards prend la place de Ruffin et décollage vers les 70's. C'est aussi le retour à un équilibre des voix.






Puzzle People 1969


01 - I Can't Get Next To You
02 - Hey Jude
03 - Don't Let The Joneses Get You Down
04 - Message From A Black Man
05 - It's Your Thang
06 - Little Green Apples
07 - You Don't Love Me No More
08 - Since I've Lost You
09 - Running Away (Ain't Gonna Help You)
10 - That's The Way Love Is


C'est la meilleure, celle là, ils reprennent les Beatles et pas Paint It Black. (A 90%, les reprises des Beatles sont des catastrophes) Dernier album avec Eddie Kendricks. Richard Street le remplacera






Psychedelic Shack 1970


01 - Psychedelic Shack
02 - You Make Your Own Heaven And Hell Right Here On Earth
03 - Hum Along And Dance
04 - Take A Stroll Thru Your Mind
05 - It's Summer
06 - War
07 - You Need Love Like I Do (Don't You)
08 - Friendship Train


A mon sens, le meilleur album de l'époque. Superbes compositions, morceaux à rallonge qui s'enchainent et une seule (magnifique) ballade.





All Direction 1972


01 - Funky Music Sho Nuff Turns Me On
02 - Run Charlie Run
03 - Papa Was A Rollin' Stone
04 - Love Woke Me Up This Morning
05 - I Ain't Got Nothin'
06 - The First Time Ever (I Saw Your Face)
07 - Mother Nature
08 - Do Your Thing



Une paire de chansons moins bonnes et l'album se trouve un cran au dessous que le précédent. On s'en fout, il y a "Papa was a rolling Stone"





Masterpiece 1973


01 - Hey Girl
02 - Masterpiece
03 - Ma
04 - Law of the Land
05 - Plastic Man
06 - Hurry Tomorrow


Celui qu'on trouve partout en vinyle. Surement parce que c'est une de leurs plus grosses ventes malgré un moins dans l'originalté.






1990


01 - Let Your Hair Down
02 - I Need You
03 - Heavenly
04 - You've Got My Soul on Fire
05 - Ain't No Justice
06 - 1990
07 - Zoom



A contrario, c'est celui qu'on trouve le moins. Dommage, s'il n'est pas le meilleur, il est presque mon préféré. Bonnes compos, superbe ambiance et un son digne de l'année 73.


Bon, ça fait pas mal pour cette semaine. J'aimerais bien être un adepte de la trilogie mais je ne sais pas comment meubler cet hypothétique troisième épisode. S'il y en a un, c'est quand même celui ici présent le meilleur.

samedi 10 mai 2014

Daddy was a Rolling Stone, wherever he was a gigolo was his home...



Aujourd'hui, il y a plusieurs évènements sur votre blog préféré.

Le premier, est déjà passé, votre hôte a écrit les mots magiques Rolling et Stone(s) sur son blog pour la première fois et ce n'est pas rien pour lui. Bon, on en reparlera, mais ce n'est plus totalement mon groupe préféré, s'il l'a réellement été. C'est plutôt un concept. Et ouais, à la question "qu'est ce t'écoutes comme musique?", les Rolling Stones est la meilleure réponse qui soit. A travers son vécu et l'histoire que le groupe véhicule, on a un large pan de la musique du XXème siècle et même si le jazz n'est qu’effleuré, c'est un arbre assez gros pour dissimuler la forêt de la quasi totalité des courants musicaux contemporains. Sans oublier leurs modes de vies à peines vertueuses qui font fantasmer plus d'un ado. Mais ce n'est plus la question du jour.

Le deuxième évènement, concerne mon partage. Aujourd'hui pas d'album mais un film. Lors de mon tout premier post, j'ai annoncé que votre gigolo  parlera aussi de cinéma, son autre grande passion. Et c'est à cause de deux trois détails que je n'ai pas commencé plus tôt. Déjà, la flemme de ripper des DVD, faire des sous titres synchros etc... Ensuite, la direction à prendre entre ciné, ciné musical, doc, doc musical, concerts et autres biopics, entre ce que tout le monde a déjà vu, ce dont on est pas curieux ou indifférent et ce qui passera bientôt à la télé, bref il me faut un filon original.

Ce qui m'amène au troisième évènement, aujourd'hui on va voir un téléfilm. Pour l'anecdote, la dernière fois qu'on m'a promis un ciné et que je me suis payé un téléfilm, c'était à la caserne de Cambrai où j'ai fait mes trois jours (je dois faire partie des 100 dernières personnes qui ont fait ça). Je me suis farci un nanar digne d'M6 de l'époque avec Superman (le seul le vrai C. Reeves) en pédophile qui poursuit un môme à la manière de Joe Pesci dans "Maman j'ai loupé l'avion" pendant une heure et demi, mal assis sur une chaise en bois.


Et bien, plus besoin de chaise, celui ci se regarde debout en remuant son popotin.





 The Temptations  vostfr - 1998/2004


Pour introduire ce sujet, je vais commencer par signaler, bien sûr, que les Stones ont repris deux titres des Temptations en studio. Pas mal pour un groupe de la même ère.

Voici donc une production Motown censé les encensés en restant sensée, ce que le film n'arrive pas très bien à faire, car, à l'origine, ce fut une mini série qui a été censurée par des familles de certains protagonistes pour cause de points litigieux mais je ne vais pas tout vous raconter. C'est ce petit coté bancal qui va faire son charme, les personnages dans leurs complexités incomplètes vont représenter des mecs normaux que la scène transcende et on se rend compte de la magie qui opère dans leur capacité à s'entendre sous les feux de la rampe. Et ce grâce à une bande d'acteurs formidables qui vous convaincront que ce sont eux les Temptations et non ceux que vous voyez sur les pochettes, en tous cas, le temps du film.


Les Temptations "The Classic Five"  1964 - 1968

 


David Ruffin, Melvin Franklin,Paul Williams, Otis Williams, Eddie Kendricks



Petit regret, le film est centré sur les membres du "Classic 5", un bien en soi, mais c'est vraiment cher payé pour les membres 70's qui ont participé à de sacrés albums.


The Temptations "Papa was a Rolling Stone" 1972




 Richard Street, Melvin Franklin, Otis Williams, Dennis Edward, Damon Harris



Mais oui, j'oubliais, le quatrième évènement. Ce post se découpe en plusieurs épisodes, ce qui est évident dans ce cas car un post des Temptations ne peut pas se résumer à un film.


Distribution
Infos Complètes en anglais

Pour ma part, j'ai vu les Temptations en Concert en 2000 à Montereau (77). Je m'attendais à un truc naze et ce fut la grande classe.