dimanche 27 avril 2014

Voodoo Dad - Coup de Grisou dans le Bayou.




Autant le dire tout de suite, quand on ouvre un blog, c'est pour faire des pages comme celle ci.

Vous savez, il y a deux sortes de gens dans le monde francophone. Il y a ceux qui pensent à Zidane ou autre footballeur quand il entend le mot gris-gris et il y a ceux qui pensent à Dr. John ( Doctor John, D. R. John ou Dear John quand on l'aime beaucoup). Moi je fais partie de ceux qui pensent à ce bon vieux docteur. Peut-être un des personnages les plus fascinants de la musique du 20ême siècle, pour son charisme, sa folie juvénile, sa magnifique maturité, son intégrité et bien sûr son talent.

Pour résumer sa carrière, je vais vous parler d'un sentiment que j'ai en tant que Daddy à propos de mon fils. Il faut savoir que je trouve ce petit bonhomme tous les jours de plus en plus beau et pourtant, jamais il ne sera plus beau qu'il était le jour de sa naissance. Et bien, c'est pareil avec les disques du docteur, il pourra magnifier tant qu'il peut sa carrière, jamais il ne fera mieux que "Gris-Gris, The Night Tripper", son premier album, et c'est tant mieux.

Ce n'est pas pour autant que je vais vous le proposer, car vous vous devez d'avoir un tel classique et ça me fait plaisir de vous faire découvrir d'autre choses peut-être moins évidentes.


Desitively Bonnaroo - 1974







01 - Quitters Never Win
02 - Stealin'
03 - What Comes Around (Goes Around)
04 - Me Minus You Equals Loneliness
05 - Mos' Scocious
06 - (Everybody Wanna Get Rich) Rite Away
07 - Let's Make A Better World
08 - R U 4 Real
09 - Sing Along Song
10 - Can't Git Enuff
11 - Go Tell The People
12 - Desitively Bonnaroo


Quelle pochette hideuse! Pourtant, voici un super disque, souvent mésestimé et très mal distribué en France. Deuxième enregistrement avec les Meters après "In The Right Place",  il sonne un peu moins couleur locale. En contre partie, on a le droit à un album concrètement funky avec des titres plus percutants. "What Comes Around" fait déjà partie de mon Panthéon.



City Light - 1978






01 - Dance The Night Away With You
02 - Street Side
03 - Wild Honey
04 - Rain
05 - Snake Eyes
06 - Fire Of Love
07 - Sonata / He's A Hero
08 - City Lights


On a affaire ici à un chanteur de charme, bien sûr, pas de ceux pour midinettes qui perturbent le PAF à longueur de journées, mais bien à un sorcier qui chuchote ses envoutements au lieu d'agiter son sceptre dans tous les sens ou de projeter ses courtbuillons magiques. City Lights porte bien son nom, avec des compositions plus sophistiquées, D.R. arrive en ville et délaisse définitivement son coté rural.



N'awlinz: Dis, Dat Or D'Udda - 2004







01 - Quatre Parishe
02 - When The Saints Go Marching In
03 - Lay My Burden Down
04 - Marie Laveau
05 - Dear Old Southland
06 - Dis, Dat Or D'Udda
07 - Chickee Le Pas
08 - The Monkey
09 - Shango Tango
10 - I Ate Up The Apple Tree
11 - Such A Much
12 - Life Is A One Way Ticket
13 - Hen Layin' Rooster
14 - Stakalee
15 - Eh Las Bas
16 - St. James Infirmary
17 - Time Marches On
18 - I'm Goin Home


Format CD oblige, celui est un peu longuet, ce qui n'empêche un début magistral. Maintenant, Mac Rebennack est maître de cérémonie et les fidèles se bousculent pour le soutenir dans son œuvre.




Après ce mois de vacances, il me semble normal d’augmenter la cadence. J'avais en tête ce post depuis longtemps mais le post des Meters du CDM et l'info de Project Object d'une tournée et d'un passage en France en mai ont accéléré le processus.




Aussi, il existe un coffret Original Album Series contenant les 5 premiers albums du Doctor excepté "Remedies". Je ne peux m 'empêcher de le partager.


GRIS - gris / The Night Tripper 1968







01 - Gris-Gris - Gumbo Ya Ya
02 - Danse Kalinda Ba Doom
03 - Mama Roux
04 - Danse Fambeaux
05 - Croker Courtbullion
06 - Jump Sturdy
07 - I Walk on Guilded Splinters


Coup de maitre absolu et énorme influence sur les sonorités rock / rythm n' blues seventies. L'anecdote raconte que Mac a été obligé d'abandonner le piano au profit de la guitare à cause d'un accident dans lequel il s'est blessé la main.


Babylon - 1968






01 - Babylon
02 - Glowin'
03 - Black Widow Spider
04 - Barefoot Lady
05 - Twilight Zone
06 - The Patriotic Flag-Waiver
07 - The Lonesome Guitar Strangler



Son moins innovant et plus rock,on s'éloigne fortement du premier opus sans perdre toutes les caractéristiques inhérentes au docteur à cette époque.


The Sun, Moon Herbs - 1971






01 - Black John The Conqueror
02 - Where Ya at Mule
03 - Craney Crow
04 - Familiar Reality-Opening
05 - Pots on Fiyo (Filé Gumbo) / Who I Got to Fall On (If the Pot Get Heavy)
06 - Zu Zu Mamou
07 - Familiar Reality-Reprise



Le Docteur retrouve son piano et reprend une direction rythm n' blues "tribal". Superbes compos et ambiance embrumée pour finir un cycle acidulé en beauté.


Doctor John 's Gumbo - 1972






01 - Iko Iko
02 - Blow Wind Blow
03 - Big Chief
04 - Somebody Changed The Lock
05 - Mess Around
06 - Let The Good Times Roll
07 - Junko Partner
08 - Stack-A-Lee
09 - Tipitina
10 - Those Lonely Lonely Nights
11 - H. Smith Medley a) High Blood Pressure b) Don't You Just Know It c) Well I'll Be John Brown
12 - Little Liza Jane



Retour aux sources du bayou et hommage aux classiques de la Nouvelle-Orléans. Ce coup ci, on est sûr que notre ami est pianiste. Deuxième chef d’œuvre du Docteur.


In the Right Place - 1973






01 - Right Place, Wrong Time
02 - Same Old Same Old
03 - Just the Same
04 - Qualified
05 - Traveling Mood
06 - Peace Brother Peace
07 - Life
08 - Such a Night
09 - Shoo Fly Marches On
10 - I Been Hoodood
11 - Cold Cold Cold


J'aime bien quand la boucle est bouclée. On finit donc avec les Meters avec lesquels on a commencé pour un album éclectique aux tendances funk toujours aux couleurs de la Nouvelle-Orleans.

 Gris gris Gumbo Ya Ya


jeudi 24 avril 2014

Souvenirs de Vacances.


It's Only Rock & Roll, Sticky Fingers, Wish You Were Here, A Saucerful Of Secrets, Beggars Banquet, Ziggy Stardust, The Pipper at The Gates Of Dawn, Meddle, Forever Change (Love), The Dock of the Bay . Voici à la pelle quelques albums que j'ai acheté loin de chez moi pendant mon adolescence. Et ouais, quitte à avoir la chance de partir en vacances, j'avais aussi un extra d'argent de poche qui me permettait de concrétiser quelque folies. L'argent est le plus gros paramètre, mais le lieu où on va, les disquaires sur place, le choix proposé et comment ils sont proposé, les prix plus bas à l'étranger sont d'autres paramètres important qui influent sur mes choix (même si on peut y déceler mes obsessions de l'époque pour les floyds et les stones)

A vrai dire, je ne peux pas m'empêcher de rentrer dans tous les magasins de disques ou brocantes que je croise. Le plus souvent en y lâchant ma dîme. De ce fait, je reviens d'un bled ou il n'y avait pas de géant du disque, juste quelques bouibouis avec des disques rangés en vrac alphabétique dans des cartons déchirés où l'on choisit des boitiers vides que le vendeur remplit après paiement. Et bien figurez vous que j'y ai fais en partie des choix qui m'ont surpris.






Richard Hell & The Voidoids - The Blank Generation 1977


D'habitude, je suis très rock à Papa voire à Papi et là, c'est censé être plus jeune avec un autre nom comme funk avec un P. Du P-funk? Non du Punk. Quelle esbroufe, c'est juste du rock par des jeunôts de l'époque au look BCBG. Bon ok, c'est patate, j'aime bien et bébé aussi.


01 - Love Comes In Spurts
02 - Liars Beware
03 - New Pleasure
04 - Betrayal Takes Two
05 - Down At The Rock And Roll Club
06 - Who Says? (It's Good To Be Alive?)
07 - Blank Generation
08 - Walking On The Water
09 - The Plan
10 - Another World
11 - I'm Your Man
12 - All The Way





 Mick Ronson - Heaven & Hull 1995


Et bien quoi dire? J'ai cité tantôt Ziggy Stardust que j'avais acheté lors d'un de mes voyages resté dans ma mémoire comme mon préféré. Je crois bien que celui que je viens de faire va prendre la place du précédent sur le podium. Moralité, si vous voulez faire un bon trip, faites le avec Mick Ronson (et David Bowie quand même). En fait, j'avais l'idée de faire un Guitar Man avec lui (et David Bowie), cette publication vous aidera donc à patienter. Sinon, disque sans trop de surprises mais émouvant par son coté inachevé, avec plein de vieux potes (et David Bowie). Maman préfère celui ci au précédent.

01 - Don't Look Down
02 - Like A Rolling Stone
03 - When The World Falls Down
04 - Trouble With Me
05 - Life's River
06 - You And Me
07 - Colour Me
08 - Take A Long Line
09 - Midnight Love
10 - All The Young Dudes (Live Freddie Mercury Tribute)
11 - Don't Look Down (Edit)




The Wailers - African Herbsman 1973



Et ouais, en parlant de choix surprenant, j'ai bien dit "en partie". A quatre ou cinq inédits près, la totalité des morceaux de cette compile figure dans mon poste précédent. Mais voilà quand on parle musique roots, il faut savoir que j'ai des racines dans African (du nord) et dans Herbsman (bien avant devenir Daddy), pour vous dire à quel point ce disque me parle.

01 - Lively Up Yourself
02 - Small Axe
03 - Duppy Conqueror
04 - Trenchtown Rock
05 - African Herbsman
06 - Keep On Moving
07 - Fussing & Fighting
08 - Stand Alone
09 - All In One [Medley Part 1]
10 - Don't Rock The Boat
11 - Put It On
12 - Sun Is Shining
13 - Kaya
14 - Riding High
15 - Brain Washing
16 - 400 Years
17 - Memphis
18 - Live (Lively Up Yourself Version) [Bonus track]
19 - More Axe
20 - The Axe Man (Small Axe Version) [Bonus track]
21 - Zig Zag [Duppy Conqueror Version]
22 - Grooving Kingston 12 (Trench Town Rock Version) [Bonus track]
23 - Moving Version
24 - Keep On Skanking
25 - Copasetic (All In One Version) [Instrumental - Medley]
26 - Kaya [Version - Bonus track]


En fait, je parle de choix surprenant car je pense que je n'aurais jamais acheté ces disques dans un magasin genre Fnac où il y a un choix énorme, relativement bien classé et des promos en pagaille qui donnent de l'intérêt à des trucs qu'on ne pensait pas à l'instant d'avant etc...

Justement à propos de Wailers, lors de mon dernier post, j'ai oublié de  glisser le lien de la compile Grooving Kingston 12. L'erreur est réparée et je vais le glisser en bonus avec les liens du jour.

dimanche 2 mars 2014

Mucho Mucho

      Positive Vibraphone N°1 - Dave Pike



Voici un nouveau thème, toujours en fonction d'un instrument, qui n'ira pas très loin car je ne connais pas 150  vibraphonistes, même pas 10. Raison de plus pour mettre en avant ce si joli instrument qu'on a pris l'habitude de voir de mauvaise qualité dans les magasins de jouet pour bébé. Mon fils étant encore trop petit j'y pense déjà mais j'hésite entre ça et une mini batterie. Quoiqu'il en soit, cette petite tablette mélodieuse se classe aussi dans les percussions.

Comment en suis je venu à chercher ce son? Dans tout parcours musical, il existe des chansons qui sortent du lot, qui nous submergent dès la première écoute, elles nous ouvrent des perceptions qui nous donnent envie d'aller voir plus loin dans telle ou telle direction ou les deux. En ce qui nous concerne, dans ce post, il s'agit de "Besame Mucho" par le Dave Pike Quartet. Figurez vous que ce quartet fut luxueux à l'époque car il comprenait le pianiste Bill Evans. Ce qui m'a induit en erreur pendant longtemps car, la vedette est tellement grosse que la chanson lui était accrédité sur la compilation entremetteuse. Le plus étonnant étant que le vibraphone domine vraiment.

Depuis, je cherche régulièrement de quel album provient-elle, de quelle compile ou coffret serait ce un outtake, niet, rien, nada. Pas de "Besame Mucho" par Bill Evans. Et puis recemment, je trouve une compilation d'acid jazz avec cette chanson accrédité à Dave Pike. Ni une, ni deux, je me mets à la recherche de l'album en question, de l’œuvre de Pike et m'en voilà heureux. Mais comme on dit, c'est le voyage qui compte et pas la destination, aujourd'hui que j'ai cet album, je me rends compte qu'il y a un petit nombre de vibraphonistes pas dégueux dans ma collection qui n'y étaient pas avant.

Une petite parenthèse, pour parler d'achat de disques, de téléchargement, partage sur le net etc... L'album Pike's Peak qui suit est difficilement disponible neuf. Il a déjà une  particularité dans ma discothèque, c'est le disque le plus cher qu'il m'a été amené de payer, sans compter les taxes d'importation.
Bref, je veux juste dire que même si je télécharge et partage comme un malade, j'achète aussi comme un névrosé et une bonne partie de mes dernier achats comporte des titres que j'avais déjà en mp3 ou flac. Je suis donc très heureux d'appartenir à ce vecteur constitué de blogs pour diffuser la culture qui me plait.





Pike's Peak - 1961


01 - Why Not?
02 - In A Sentimental Mood
03 - Vierd Blues
04 - Besame Mucho
05 - Wild Is the Wind


Le plus dur est de ne pas chercher une plus-value dans la musique en fonction du prix, on serait forcément déçu. Le seul pêché à accréditer étant ma curiosité. On a juste droit à un très bon album de jazz, une compo et quatre covers, dont une qui me dispense de toutes les autres covers possibles. C'est bien sûr "Besame Mucho" le pic du Pike's Peak.





 The Doors Of Perception - 1966 


01 - Free Improvisation
02 - The Drifter
03 - The Doors Of Perception
04 - Ballad
05 - Anticipation


Rythme rock en plus et subtilité jazz en moins. S'il y a des bon moments, c'est le plus faible des trois disques du jours. L'ambiance se rapporte dans l'ensemble à la musique de films de l'époque. A noter, "Anticipation" superbe morceau "jazz" de cloture.






Salomào - 1972


01 - Salomao
02 - Berimbass
03 - An Evening With Vincent Van Ritz
5 Ritmos Do Bahia
04 - Samba de Rhoda
05 - Baion
06 - Baiafrock
07 - Marc
08 - Baiafro


Premier voyage au brésil de papa gigolo et superbe pêche. Entre jazz-rock et rythmes de là-bas, on entame un voyage qui nous ramènera jamais au même endroit. Aventure fortement recommandée.

Why Not?



mercredi 19 février 2014

Fire & Brainstorm

 

    Guitar Man N°5  - Link Wray




Il existe bon nombre d'artistes renommés qui ont une discographie bien pourrie. Dans discographie, j'entends par là la manière dans laquelle sont proposés leurs disques à travers le monde. L'exemple le plus fragrant étant les Stones avec leur discographie UK/US de leurs premiers albums, où encore les Wailers avant 1973 et bien pire encore avant 1970, un tas de bluesmen et en ce qui nous concerne aujourd'hui Link Wray.

L'ami a attendu 1971 pour sortir son premier album, au bout de 13 ans de carrière et plusieurs éditeurs. La plaie se trouve là, chez les éditeurs et ça en devient frustrant d'acheter plusieurs compiles avec des titres qui se croisent, des dates approximatives, parfois l'auteur compositeur n'est plus le même, sans oublier des mix différents.


Que dire pour vous vendre Link Wray, à part qu'il a du sang indien comme un autre guitariste bisonnement connu. Ah si, ouais, il s'est fait une petite renommée en modifiant le son du rock à jamais. Car on a affaire au premier rocker, hard rocker, punk etc... de l'histoire. Par je ne sais quel diable, il a inventé la distorsion en plantant des coups de cran d'arrêt dans l'enceinte de son ampli.
Il fait aussi partie de ces artistes réhabilités par Quentin Tarantino, on entend "Rumble" dans le film "Pulp Fiction" peu de temps avant Chuck Berry. Malheureusement, il ne figurera pas sur la B.O. originale, ce qui ne lui permettra pas de surfer sur la mode de l'époque et peut être nous amener à voir de belles éditions de son œuvre. (Il y a maintenant une édition spéciale qui corrige cette erreur).

Je ne suis pas peu fier de vous présenter cette pochette.  Car si elle vous semble désuète, elle me ramène à plus de 20 ans en arrière et représente un des rares disques que mon père m'a offert. En fait il récupérait des invendus chez le marchand de journaux en face et il s'était dit que ça pourrait me faire plaisir. Je peux avouer avoir mis du temps avant de m'y intéresser complètement mais le mal était fait, je connaissais Link Wray. Au final, j'ai compilé en mp3 tous les titres éparses que j'ai, dans l'ordre chronologique, sous le nom de cet album.


Les Génies Du Rock - Rumble





01 - Rumble
02 - Rumble (mono)
03 - The Swag
04 - Dixie-doodle
05 - Raw-Hide
06 - Rumble mambo
07 - Weekend
08 - Ain't That Loving You Baby
09 - Big City After Dark
10 - El toro
11 - Tijuana
12 - The Black Widow
13 - Jack The Ripper
14 - The Shadow Knows
15 - The Sweeper
16 - Turnpike USA
17 - Good Rockin' Tonight
18 - Hang on
19 - I'm Branded
20 - Switchblade
21 - Ace Of Spades
22 - Alone
23 - Batman Theme
24 - Hidden Charms
25 - Run Chicken Run
26 - Climbing A High Wall
27 - Deuces Wild
28 - Jack The Ripper ( Live Version)
29 - Ace Of Spades
30 - Hang On



Faut parfois ranger son blouson noir pour retourner aux sources. Voici son album "self titled" autoproduit et enregistré dans sa grange. Belle pochette, belle ambiance et une orientation musicale complètement différente, pas country mais musique américaine, les grands espaces, les champs de maïs et tout le toutim. Il vous fait aussi l'honneur de s’époumoner à chanter quasiment toutes les chansons, chose que les médecins lui avait annoncer comme impossible après l'ablation d'un poumon.


Link Wray






01 - La De Da
02 - Take Me Home Jesus
03 - Juke Box Mama
04 - Rise And Fall Of Jimmy Stokes
05 - Fallin' Rain
06 - Fire And Brimstone
07 - Ice People
08 - God Out West
09 - Crowbar
10 - Black River Swamp
11 - Tail Dragger


Pour finir, un truc que j'ai trouvé avec Link en sideman. Jamais trop écouté mais ça a son charme.
En tous cas, c'est idéal pour moi pour compléter mon post et  pour vous pour vous faire une idée.
Et encore une pochette magnifique. (Vinyl Rip)


Hoodoo Rythm Devils - Safe In Their Homes





01 - Gypsy Fly
02 - Little Bit Of Love
03 - Get Somebody New
04 - Safe In Their Homes
05 - Safecracker
06 - Tangled Up In Blue
07 - W P L J
08 - You Can't Fool Me
09 - Teach Your Daughter
10 - Big Time Band


Run Chicken Run

vendredi 7 février 2014

Purple Hazel, le guitariste anti héros.

 

    Guitar man N° 4 - Eddie Hazel



Ok, je reconnais, ça traine pas mal de mon coté. il m'est déjà arrivé de me cacher derrière mes obligations de Daddy ou de Gigolo pour m'en excuser mais il est temps pour moi d'être franc. J'ai effectivement un gros secret à partager.

Aux questions:

- Pourquoi un mec fait un blog et ne l'alimente que rarement ?
- Pourquoi un blog partage du jazz, de la soul et du reggae et le tenancier s'appelle funkyrocky ?
- Est ce qu'un groupe de funk peut faire du rock et un groupe de rock peut faire du funk ?

Il y a bien d'autres questions bien plus importantes dans l'univers, mais je pense qu'il n'y a qu'une seule réponse qui m'a été révélée dans un moment où j'en avais bien besoin:

Free Your Mind ...

 


                           

                                                                      ... and Your Ass Will Follow 

 

Voilà, le morceau est laché. Alors, revenons au début et récapitulons:

Un mec qui s'appelle funkyrocky, kikirocky si vous voulez, qui parle de guitaristes. Que peut-il avoir comme influence majeure ?

Jimi Hendrix?       - Ah ça oui, il est funky et rocky... et vomy
Keith Richards?    - Ah oui oui, lui aussi est funky et rocky et junky et Jacky
David Gilmour?    - Et ouais mec, lui aussi est rocky, groovy et shine on you crazy et smocky...
Eric Clapton?        - Bon ok, celui ci n'est ni funky ni rocky, par contre il est bluesy rooty et unpluggy
Chuck Berry?        - Il a tout pour lui mais il est aussi fucky girly whithey et finit en Jailly

Que de noms prestigieux, et il y en a plein d'autres accumulant les "y" à la vas-y que je te pousse. Mais celui qui m’intéresse a toutes les qualités citées précédemment, malheureusement il a en plus ce "it" qui finit maudit, c'est Eddie. Eddie Hazel.
Voici un guitariste qui aurait pu être aussi célèbre que Robby ou Rory mais non, son instinct l'a dirigé vers un autre destin peut-être plus rock n' roll au final. Pas mal pour un, Le, guitariste de funk. S'il n'est pas parmi les plus "famous", il a participé à la fondation du plus gros combo des seventies, à savoir le P-Funk.

Pour être bref, y a des gens qui croient en l'existence  de dieux, en des religions, en des préceptes. Moi je m'en fous, je crois au divin. Le divin est un concept complètement humain qui essaie d'atteindre le sublime, l'osmose et l'équilibre de l'univers, et aucun groupe dans le monde n'a approché le divin autant que Parliament/Funkadelic/Bootsy Rubber Band et consort. En poussant plus loin, ailleurs et higher  le groove de Papy James et de Sly, la P-Funk music a créé une agitation moléculaire si intense qu'on en arrivait aux températures de fusion des atomes post Big Bang. Dans l'histoire racontée dans leurs disques, le funk serait même extrait de cette ère et acheminée par ces derniers à bord de leur célèbre Vaisseau Mère.

Tel Zeus et son Olympe, George Clinton a mené son arche avec l'aide de seconds couteaux bien choisis. Parmi eux, le plus célèbre et pourtant dernier arrivé Bootsy Collins à la basse et tout le reste, Bernie Worrell aux claviers magiques, Maceo Parker, Fred Wesley et les Breckers Brothers aux cuivres et donc Eddie Hazel à la guitare. Tel Hephaistos, celui ci restera toujours en marge de l'épopée internationale. Son Aphrodite étant la drogue, il accumulera les aller retours en prison, ce qui mènera Clinton à préférer un autre Apollon  de la guitare en la personne de Michael "Kidd Funkadelic" Hampton. Néanmoins, Eddie conservera pour toujours l'amour éternel des fans de P-Funk car dans la foule des guitaristes formant la troupe, seul lui aura atteint le divin.

Pour finir avec le début, et répondre à la première question par la même réponse. Votre hôte est fan de P-Funk. Ce qui veut dire que tout s'agite dans tous les sens dans sa petite tête. De plus, je ne sais pas si vous avez essayé, mais c'est pas facile de taper sur un clavier, en groovant, remuant, claquant des doigts, tapant des mains, faisant de l'ass-booty, du chicken monkey etc...

Alors comment résumer tout ça en musique?

Pour commencer l'album solo d'Eddie, qui, sans être un chef d’œuvre, est un véritable concentré d'énergie. Belle version de California Dreamin' et un I Want You (She's so heavy) qui soulagera toutes les futures mamans du monde en faisant sortir les bébés dès le 8ème mois.



Game, Dames & Guitar Thangs

 

01 California Dreamin
02 Frantic Moment
03 So Goes the Story
04 I Want You (She's so heavy)
05 Physical Love
06 What About It
07 California Dreamin (Reprise)


Quand je vous parlais de divin, il y a peu, en voici un bel exemple, non seulement concret mais tout autant abstrait. J'ai l'album suivant en numérique, ici, sur mon île du bout du monde et en vinyle dans votre métropole à 20000 km de ma personne. La version vinyle est plus complète que la numérique et en vous cherchant un beau mp3/320kbps, je vous ai trouvé un magnifique vinyl rip. Voilà pour l'abstrait, pour le concret va falloir cliquer



Standing On The Verge of Getting It On

 

01 Red Hot Momma
02 Alice In my Fantasies
03 I'll Stay
04 Sexy Ways
05 Standing On The Verge of Getting It On
06 Jimmy's Got A Little Bit Of Bitch In Him
07 Good Thoughts, Bad Thoughts


Il y a d'autres albums plus contemplatifs du talent d'Eddie, mais celui est complètement co-écrit avec George Clinton. C'est aussi la dernière participation du guitariste sur l'intégralité du disque après déjà quelques interruptions.

Pour finir, surprise! Un album difficile à trouver à l'achat et sur le net. Avant Eddie Hazel, Funkadelic et toute notion de P-Funk, à savoir, "A Parliafunkadelicment Thang", il y a eu "The Parliaments" avec un "the" et un "s". Toutes les racines du P-Funk sont là. D'ailleurs, la plupart de ces chansons seront retravaillées et réenregistrées par Funkadelic ou Parliament.Un disque important pour comprendre la formule de George Clinton et l'utilité de tels musiciens cités tantôt. Le P-Funk est à la base un groupe vocal à laquelle on a rajouté des musiciens pour faire de la musique psychédélique à la mode de l'époque. Et s'il y a une chose qui restera inamovible pendant toute cette période communautaire, malgré des évolutions de son et d'influences, c'est le coté vocal qui nous rappellera éternellement que notre plus bel instrument est un organe.





Testify! The Best Of The Early Years 1967-69

 

01 (I Wanna) Testify
02 I Can Feel The Ice Melting
03 All Your Goodies Are Gone (vocal)
04 Don't Be Sore At Me
05 Little Man
06 The Goose That Laid The Golden Egg
07 Look At What I Almost Missed
08 What You Been Growing
09 Good Old Music
10 Time
11 A New Day Begins
12 I'll Wait (vocal)
13 I'll Wait (instrumental)
14 All Your Goodies Are Gone (instrumental)
15 Baby, I Owe You Something (instrumental)
16 Let's Make It Last
17 She's Always There
18 Heart Trouble (unissued demo)
19 That Was My Girl (unissued demo)


People, what you're doin'
I'm Standing On the Verge of Getting It on, Getting It On

mercredi 22 janvier 2014

The great gigolo in the sky

 

  Guitar man n°3 - Peter Tosh / Eric Gale

Çà y est, je redescends un peu sur terre pour m'occuper de vous, fidèles "fidèles de mon blog". Et je ne vais pas me moquer de vous. J'ai dû me perdre dans pas mal de méandres pour vous offrir, dans les meilleures conditions de partage, ce choix qui peut  sembler assez fumeux. Je vous propose donc une petite expérience jamaïcaine avec une musique assez indéfinissable. Pour rester dans les clous de mon cycle dédié aux guitaristes, je peux vous vendre cet album comme celui d'Eric Gale, un guitariste de jazz américain ayant évolué dans plusieurs genres, parti s'essayer dans un projet exotique sur une île alors en pleine ébullition artistique et politique. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le bougre a su s'entourer. Joe Higgs, Family Man Barrett, Cédric Brooks, Richard Tee et Peter Tosh. Faut-il tous les présenter? Je pense que oui.
Joe Higgs aux percussions, pourtant il est guitariste et chanteur, un grand artisan dans l'histoire du reggae
Richard Tee au piano, inconnu dans mon bataillon
Aston Barrett, bassiste des Wailers, puis de Bob, puis de Peter, puis de Bunny, puis de toute la Jamaïque.
Peter Tosh, le biais par lequel je connais ce disque. L'enregistrement datant de 1975, ce doit être ses premiers pas en studio depuis qu'il a quitté le trio vocal si fameux. Ici, il n'apparait que comme guitariste rythmique et on sait qu'il se défend à ce petit jeu
Cédric Brooks, j'espère que vous ne le connaissez pas  car ça me donne l'occasion de vous faire découvrir un de mes musiciens préférés. Peut être le plus jazzman des rastas, le plus rasta des jazzmen, en tout cas le plus roots de tous. Il a abordé avec son saxophone toutes les musiques de la Jamaïque. Même s'il n'a pas fait beaucoup d'albums à son nom, il a bien choisi ses collaborations et soyez sûrs que vous reverrez ce dernier dans ces pages.
Sur la pochette, il y a simplement écrit Negril. Negril est le nom d'un petit village, encore tranquille à l'époque, de la cote occidentale jamaîcaine dans lequel régnait une ambiance de fête, comme on peut le voir sur la pochette. Depuis, un effet de mode a transformé le lieu, à la manière de St Tropez, en village balnéaire de luxe. C'est ce petit village que vous allez visiter au fil des morceaux. A noter la reprise de Bob pour préfigurer le musée qui lui est consacré dans cette ville.




Negril

 

01 I Shot The Sheriff
02 Honey Coral Rock
03 Rasta
04 Negril
05 East Side West Side 
06 Negril Sea Sunset
07 Red Ground Funk
08 Lighthouse


C'est vrai qu'on ne connait pas spécialement Peter Tosh en tant que guitariste. Bien qu'il ne s'abstienne jamais d'en jouer sur ses albums, il n'est pas du genre à se mettre en avant. Le voici donc seul avec sa guitare dans un set acoustique regroupant des titres de ses principaux albums de 1976 à 1983 et quelques inédits. On peut y admirer son jeu bien que la plus grande émotion est issue de sa voie.



Talking Révolution

 

01 Fools Die (Wisdom)
02 Jah Guide
03 I Am That I Am
04 Fire Fire (Babylon Burning)
05 Pick Myself Up
06 Stop That Train
07 Handsome Johnny
08 Don't Wanna Get Busted
09 Peter Speaks About The Half Way Tree Incident
10 Legalise It
11 Get Up, Stand Up


Et Hop, un petit Cédric Brooks pour parfaire ma chronique. Puisqu'on est en balade, on va découvrir les différents courants musicaux jamaïcains à partir du mento, équivalent local du calypso, en passant par le ska, le rocksteady et le reggae. Tout ça sur une base de nyabinghi et de tambours africains, la third world music est en marche. Enjoy Beauty.




From Mento To Reggae To Third World Music

 


01 Nobody's Business
02 Sly Mongoose
03 Hop Merry Hop
04 Steaming
05 Carry Go Bring Come
06 Schooling The Duke
07 Put It On
08 Let's Do Rock Steady
09 Satta Massa Gana
10 Salt Lane Gal
11 Emavungweni
12 Third World
13 D'jambala


funkyrocky

Gig in Jamaïca

jeudi 9 janvier 2014

Un coup de main de mes potes...

 

  Guitar man N°2 - Steve Cropper

 

Bon, OK,  y a pas foule encore à la maison. C'est pas facile de créer un blog le 28 décembre.
Faut souhaiter bonne année sincèrement à tout le monde et dire en même temps que ce serait sympa de venir faire un tour sur mon blog. Du coup, je n'ai encore écrit à personne. Mais quand on est flemmard comme moi, faut suivre son instinct. C'est donc le bien nommé "With a little help from my friends" qui va continuer le bal et me motiver à mailler mon entourage.
En effet, le post précédent  de Pat Martino m'a inspiré un thème pour diriger mes premiers partages. Je vais vous proposer un petit cycle instruments à cordes avec quelques guitaristes de derrière les fagots qui n'ont pas besoin d'allumettes pour mettre le feu. Aujourd'hui, il s'agit de Steve Cropper. Voici, pour ainsi dire, un mec discret. Tout le monde le connait de vue, a déjà siffloté une de ses chansons et pourtant, beaucoup moins de monde se souvient du nom que j'ai écrit il y a deux lignes. Pour le présenter brièvement, il était, à l'origine, le guitariste des Mar-keys, puis de Booker T. & the MG's avant de devenir directeur musical de la Stax. En dehors des MG's, sa collaboration la plus fructueuse est celle avec Otis Redding. Autant dire qu'il est carrément le fossoyeur de la Soul/Rythm' n" Blues de papa Ray Charles et l'instigateur de l'ombre de la Soul Music.
C'est également avec lui qu'on va commencer la rubrique cinéma du blog, car il est aussi à l'origine du concept des Blues Brothers dans lequel il apparait (en retrait de Matt Murphy) et c'est sûr qu'il n'a pas l'air d'être un excellent comédien. Bien sûr, on a pu le revoir dans les Blues Brothers 2000 et il fait une apparition avec son pote Booker dans "Be Kind Rewind" (Super film)...
Ah, mon oreillette wikipedia me dit qu'il joue le rôle de Sal dans "Satisfaction", film de 1988 avec notamment Liam Neeson (pas encore star mais connu) et Julia Roberts (avant Pretty Woman).
Voilà, ma transition est faite car il y a une chanson qui s'appelle Oh Pretty Woman sans aucun lien avec le succès de Roy Orbison.




With A Little Help From My Friends


01 Crop Dustin'
02 Land Of 1000 Dances
03 99 1/2
04 Boo-Ga-Loo Down Broadway
05 Funky Broadway
06 With A Little Help From My Friends
07 Oh Pretty Woman
08 I'd Rather Drink Muddy Water
09 The Way I Feel Tonight
10 In The Midnight Hour
11 Rattlesnake



J'ai mis du temps à apprécier ce disque à sa juste valeur, mais il est devenu un de mes grands classiques.
Ici, pas d'escogriffes, de la soul pure avec un jeu net et précis.  Monsieur a sous sa coupe les deux groupes maison, les Bar-Kays et les MG's, avec lesquels il enregistre la moitié des morceaux chacun. Les "Memphis Horns" ne devaient pas être très fatigués du voyage non plus. Ce qui tombe bien car le disque a été enregistré en 27 heures étalées sur deux jours.
Pour ceux qui pensent aux Beatles avec un tel titre, ils ont raison. D'ailleurs, avec B&MG's, ils vont bientôt préparer McLemore Avenue (adresse des studios Stax) en reprenant Abbey Road dans son intégralité. Un partage possible dès aujourd'hui.





McLemore Avenue


01 Medley (Golden Slumbers, Carry That Weight, The End, Here Comes The Sun, Come Together)
02 Something
03 Medley (Because, You never Give Me Your Money)
04 Medley (Sun King, Mean Mr Mustard, Polythene Pam, She Cames In Through The Bathroom Window,
     I Want You (She's So Heavy)
05 You Can't Do That
06 Day Tripper
07 Michelle
08 Eleanor Rigby
09 Lady Madonna
10 You Can't Do That (alternate Take)
11McLemore Avenue (Radio Promo)


C'est avec ce genre de disque que je sais que je comprends pas trop mal l'anglais. C'est fou toutes ces paroles qu'on connait inconsciemment par cœur. Le pire est que je ne connais pas très bien Abbey Road (enfin, comparé à Aftermath par exemple). Maintenant qu'on a atterri chez Booker T, il m'est indispensable de vous mettre ce dernier titre qui peut vous suivre jusqu'au marché.


 Green Onions

 

01 Green Onions
02 Rinky-Dink
03 I Got A Woman
04 Mo' Onions
05 Twist And Shout
06 Behave Yourself
07 Stranger On The Shore
08 Lonely Avenue
09 One Who Really Loves You
10 Can't Sit Down
11 A Woman, A Lover, A Friend
12 Comin' Home Baby
13 Green Onions (Live From 5/4 Ballroom, Los Angeles/1965)
14 Can't Sit Down (Live From 5/4 Ballroom, Los Angeles/1965)


Incontournable classique de la Stax. En plus, j'ai l'impression de partager un peu de mon assiette


Go!Go!Go!